Texte Libre

Vendredi 8 mai 2009 5 08 /05 /Mai /2009 17:18

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Voici mon nouveau projet dénommé : "Epistheo"
C'est un site de philosophie chrétienne.
C'est également une émission de radio !

http://www.epistheo.com
Par MASSON Alexis
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Lundi 8 décembre 2008 1 08 /12 /Déc /2008 16:18

Sans aller aussi loin que ce livre du LBI Institute, Judith Christ de Nazareth, qui prétend que Jésus était effectivement une femme, après avoir « corrigé » les Evangiles, afin que cela se voit mieux, il est légitime de se demander si Jésus aurait pu être une femme plutôt qu’un homme. N’entrons pas non plus dans des considérations comiques de très mauvais goût : nourrissant les siens plus qu’il ne le pouvait, incompris des hommes, se levant pour travailler même après sa mort, Jésus ne pouvait être qu’une femme.

Non, prenons l’hypothèse d’un Jésus-femme, dans sa toute simplicité, afin de s’interroger sur sa possibilité, avec cet article du site Croire.com : « Est-ce que Jésus aurait pu être une fille ? Dans la crèche, Joseph et Marie auraient bercé une petite fille. Plus tard, elle serait devenue cheftaine des apôtres, on l'aurait appelée Fille de Dieu... Possible ou non ? Jésus aurait-il pu être une fille ? Rien n'est impossible à Dieu. Lui qui a envoyé son propre enfant naître et grandir parmi nous, il aurait pu décider que ce soit une fille au lieu d'être l'homme Jésus. Ou un Chinois, ou un habitant du 32° siècle, ou une jeune handicapée. Mais voilà, Dieu a fait un choix. C'est sa liberté à lui ! En envoyant Jésus parmi nous, il a choisi une époque et un peuple, le peuple juif. Et là, pour être reconnu comme l'envoyé de Dieu, Jésus ne pouvait pas être une femme. Car le peuple juif attendait bien un envoyé de Dieu, un "Messie". Les prophètes avaient annoncé que ce serait un descendant du roi David, pas une descendante ! Jésus est né garçon. Cela ne veut pas dire que les filles comptent moins ! Jésus est venu sur terre pour tout le monde, pour les femmes comme pour les hommes, de tous les temps et de tous les continents. »

Répondons franchement : Non ! Si Jésus avait pu être une femme, d’une telle manière que cela soit indifférent à Dieu, c’est évidement un blasphème.  En effet, si cela avait été indifférent à Dieu, c’est que Dieu a choisit ainsi sans raison, et si c’est le cas, Dieu n’est pas sage, mais agit en vain. Or dire de Dieu qu’il n’est pas sage, c’est prononcer un blasphème. Evidement, peut-être que dans un autre contexte, et si Dieu avait eu des raisons autres, en toute sagesse il aurait pu choisir que Christ soit une femme. Mais s’il ne l’a pas fait, c’est que le contexte et ses raisons n’allaient pas dans ce sens.

Je n’entrerais pas dans les détails, concernant ce qui s’est passé dans le ventre de Marie, puisque cela m’est impossible. En revanche, au niveau de la symbolique, je crois qu’une réponse est toute trouvée dans la considération de la différence homme/femme. Tout d’abord, la Bible affirme que l’homme est le chef, la femme est l’aide. Effectivement, Christ est la tête de la l’Eglise. Christ s’est donné pour elle, par amour, comme un homme se donnerait pour sa femme. Mais jamais l’Eglise n’aurait pu être le chef de Christ. Mais Christ utilise l’Eglise comme un signe dans le monde, l’Eglise est créée pour Christ. Ensuite, la Bible affirme que de l’homme vient la semence, la femme produisant le fruit. Effectivement : l’Esprit vient selon Christ dans le corps de l’Eglise, et l’Eglise produit le fruit des œuvres parfaites en Christ. Mais dans le sens inverse, c’est le Christ qui aurait du produire ce que l’Esprit de l’Eglise lui transmet. Nous le voyons donc, sur le plan de la symbolique, il était strictement impossible que Jésus Christ soit une femme. Cessons de prétexter la « liberté de Dieu » pour signifier de manière voilée notre ignorance et notre profonde débilité devant la révélation. Dieu est sage, nous ne devons pas le blasphémer par notre ignorance, qui deviendrait bien plutôt avoir honte d’elle plutôt que d’idoler les fruits des démons de l’imbécilité.

Par MASSON Alexis - Publié dans : Théologie
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Dimanche 7 décembre 2008 7 07 /12 /Déc /2008 14:15
Une même chose peut être connue ou bien en elle-même (objectivement), ou bien dans son rapport à nous (subjectivement). Dans les deux cas, elle nous apparaît différemment. En effet, objectivement connue, la chose doit être représentée dans ses moindres rapports, macro et micro-environnementaux. Tandis que subjectivement connue, la chose est représentée seulement dans l'environnement de notre propre rencontre, à la mesure de notre échelle.

Ainsi, lorsque je "connais" subjectivement une personne, je la connais selon mon échelle à ma mesure : tel un organisme doté d'un psychisme que je distingue des autres de son espèce. Mais je ne la connais pas dans ses moindres détails. Tandis que Dieu, lorsqu'il connaît une personne, il la connaît non seulement comme individu de son espèce, mais aussi comme un composé complexe, allant dans le moindre détail. La vision que je me fais d'un même individu est beaucoup plus simpliste que celle dont se fait Dieu.

Du même coup, il y a aussi inversion des valeur du complexe et du simple, selon Dieu,qui connait objectivement, ou selon nous-mêmes, qui connaissons le plus souvent relativement. Une cellule, pour Dieu, est d'une simplicité manifeste, composée seulement de peu d'éléments, tandis qu'une personne ou une simple rapport humain est d'une complexité presque infinie. En revanche, pour nous mêmes, une personne apparaît plus simple, bien que nous n'en connaissions presque rien, qu'une chose qui nous apparait subjectivement très complexe, principalement parce qu'étrangère, comme une cellule, tandis que nous en connaissons en réalité davantage.

Cela nous conduit à dire que ce n'est pas la simplicité subjective, qu'il nous faut rechercher, c'est-à-dire une évidence toute ignorante, mais la simplicité objective, c'est-à-dire une pauvre connaissance mais certaine. En d'autres termes, il est préférable de connaître des éléments de métaphysique que de relations humaines ou de théologie, parce que la première est plus certaine que la seconde.

Cela nous conduit encore à dire que celui qui semble parfois "chercher trop loin" n'est pas celui qui possède le langage le plus complexe en apparance, mais au contraire celui qui parle d'une manière simple des choses qui sont "à notre portée". Il est ainsi préférable d'entendre un docteur en théologie, plutôt qu'un pasteur, et mieux encore : un métaphysicien qu'un théologien. Autrement dit, il est plus sage de chercher la raison avant les mystères de la foi. Car ainsi que le dit le Sage Salomon : il n'est pas bon de rechercher ce qui nous dépasse. Or le concept de l'Être métaphysique (Dieu) est plus simple que la conception théologique de Dieu, qui elle-même est plus simple que le concept de "mouche".
Par MASSON Alexis - Publié dans : Philosophie
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Samedi 6 décembre 2008 6 06 /12 /Déc /2008 14:14
Il est un mensonge qui persiste dans la théologie chrétienne. C'est le péché originel, qui aurait rendu la nature humaine pécheresse. On se demande comment un caractère acquis devient-il soudainement inné... Et surtout, d'ou peut-donc bien venir une telle affirmation, puisqu'il n'y a aucune trace biblique. La nature humaine a été déterminée par la création, or l'homme n'est pas pécheur par nature. Adam aurait pu ne pas pécher.  En revanche, le péché s'hérite comme l'on hérite du patrimoine parental. Il est bien évident quand dans une atmosphère ou le péché règne, l'homme ne peut que capituler, malgré son libre-arbitre, devant le péché. De même, un enfant dans une société d'agriculteur deviendra agriculte, non en raison de sa nature, mais de sa détermination contextuelle.

A cause de cette infame doctrine, nous en sommes venu à un grand problème. Jésus était-il pécheur? Si le péché originel est véritable, alors oui, nécessairement, pusiqu'il prend chair en Marie ! Alors l'idée c'était de dire que Marie est née sans péché... on se demande comment une telle exception est possible, et pourquoi elle n'a pas été attribuée à Christ plutôt qu'à Marie. Devant tant de contradictions, il faut évidement faire table rase. Christ est né avec la même nature humaine que tout homme. Seulement, il aussi Dieu, et c'est en cela qu'il ne pécha point. C'est aussi en participant de Dieu que l'homme peut ne plus pécher.

J'ajoute qu'il en va de même pour toute chose. Dont la mort. L'homme n'est pas mortel par nature, mais la mort est quelque chose que surajouté en l'homme.
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Nous ajoutons un argument contre le péché originel : le déluge. En effet, Dieu souhaitait détruire la terre, afin de revenir sur des bases saine. Or, il choisit Noé, un homme, certes juste, mais un homme quand même. Si la nature humaine est pécheresse, alors le projet de Dieu était, autant le dire, complètement vain. Comment tout refonder en partant sur des bases mauvaises? Il fallait donc que Noé soit un homme non pécheur, peut-être exceptionnel, certainement, mais de nature non pécheresse en tout cas!
Par MASSON Alexis - Publié dans : Théologie
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Lundi 9 juin 2008 1 09 /06 /Juin /2008 22:33

La différence entre athéisme et agnosticisme

Il ne faut pas confondre l’athéisme et l’agnosticisme. Le critère de distinction entre ces deux doctrines repose sur l’énonciation d’une réponse négative, ou d’une abstention, devant la question « Dieu existe-t-il ? ». L’athéisme désigne la doctrine de ceux qui nient l’existence de Dieu. L’agnosticisme, au contraire, désigne ceux qui ne se prononcent ni en faveur ni contre l’existence de Dieu.

Seul l’agnostique est un véritable incroyant

Contrairement à l’agnosticisme, l’athéisme est une forme de croyance. La croyance doit être entendue ici au sens large, comme un contenu mental, et non par opposition au savoir. L’athée croit en effet que Dieu n’existe pas. Pourtant, on pourrait douter qu’il existe des croyances négatives, parce qu’elles semblent sans contenu. Mais c’est là un égarement. Que l’énoncé soit négatif ne change rien au fait que l’athéisme est une croyance. Il est possible de le convertir positivement en « Dieu est inexistant », ou plus encore « Seul l’univers existe ». L’athéisme est donc bien une croyance, malgré son apparent caractère strictement négatif, elle est loin d’être vide. En revanche, l’agnosticisme est bien une incroyance. Alors que l’athée croie en l’inexistence de Dieu, l’agnostique n’affirme rien du tout. Ce n’est donc pas une croyance. L’athée ne croit pas en l’existence de Dieu mais il croit en son inexistence. L’agnostique ne croit ni en l’une ni en l’autre, il est véritablement indécis.

Plus qu’une simple critique, l’athéisme doit proposer une alternative

L’athéisme prolonge donc l’agnosticisme dans la critique du théisme. Le théiste affirme que Dieu existe. L’agnostique critique une telle assertion qu’il estime douteuse. Pour l’athée, cette assertion n’est même plus douteuse, mais fausse. L’argumentation de l’athée est donc également dans le prolongement de celle de l’agnostique. L’agnostique s’en tient à la simple critique de l’affirmation de l’existence de Dieu. Il lui suffit de dénoncer l’absence de preuve ou de démonstration convaincante. L’athée doit non seulement critiquer cette absence, mais il doit de plus démontrer que cette croyance est contradictoire. Tandis que l’agnostique critique simplement ce qu’avance le théiste, l’athée expose la contradiction d’une telle croyance et propose une alternative cohérente. Seulement contredire le théisme, ou seulement proposer une alternative, ne suffirait pour montrer la validité de l’athéisme. La seule démonstration de la contradiction peut s’apparenter à une simple position agnostique. La seule proposition d’une alternative ne montre pas que le théisme est erroné. Il est donc nécessaire pour l’athée de faire plus de démarche que l’agnostique : non seulement critiquer mais aussi proposer une alternative.

La difficile critique du théisme

Il est difficile, aussi bien pour l’agnosticisme que pour l’athéisme de critiquer le théisme. Il ne suffit pas en effet de discréditer telle ou telle forme particulière de théisme, mais la cohérence même de toute position théiste. Montrer que l’existence de Dieu est douteuse ou contradictoire suppose d’opérer un travail critique sur sa définition. Or toutes les religions proposent des dieux différents. Et quand bien même toutes les religions seraient critiquées, il se pourrait bien que le dieu réel ne soit celui d’aucune religion. Aucun agnosticisme, ni aucun athéisme ne peut donc prétendre atteindre la critique ultime et exhaustive du théisme.

L’échec de l’agnosticisme

La critique du théisme n’étant jamais exhaustive et ultime, l’agnosticisme échoue comme position théorique. Cet échec est d’autant plus remarquable, que sur le plan pratique, l’agnosticisme est tout aussi impossible. En effet, l’agnostique doit sortir de son abstention dans son vécu : il vit ou bien comme un athée, ou bien comme un théiste, mais il ne peut pas vivre comme les deux. Le théisme exige par exemple l’adoration d’un dieu, ce qui est contraire à l’athéisme. C’est donc un double échec pour l’agnosticisme, à la fois théorique et pratique.

L’insuffisance de l’athéisme

Ne parvenant pas à critiquer le théisme, l’athéisme est insuffisant. Il ne suffit pas en effet de proposer une alternative. L’athée peut bien construire un système de la nature dont l’hypothèse Dieu aurait été exclue, cela n’implique pas qu’effectivement Dieu est inexistant. Faire de Dieu une hypothèse inutile ne suffit pas à montrer qu’elle est fausse.

L’échec de l’athéisme et de l’agnosticisme

L’athéisme et l’agnosticisme sont donc tous deux tenus en échec. L’agnosticisme ne parvient pas à critiquer radicalement le théisme et l’athéisme ne se suffit pas en proposant une alternative sans l’hypothèse de l’existence de Dieu.

Par MASSON Alexis - Publié dans : Philosophie
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