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Sans aller aussi loin que ce livre du
LBI Institute, Judith Christ de
Nazareth, qui prétend que Jésus était effectivement une femme, après avoir « corrigé » les Evangiles, afin que cela se voit mieux, il est légitime de se demander si Jésus
aurait pu être une femme plutôt qu’un homme. N’entrons pas non plus dans des considérations comiques de très mauvais goût : nourrissant les siens plus qu’il ne le pouvait, incompris des
hommes, se levant pour travailler même après sa mort, Jésus ne pouvait être qu’une femme.
Non, prenons l’hypothèse d’un Jésus-femme, dans sa toute simplicité, afin de s’interroger sur sa possibilité, avec cet article du site Croire.com : « Est-ce que Jésus aurait pu être une fille ? Dans la crèche, Joseph et Marie auraient bercé une petite fille. Plus tard, elle serait devenue cheftaine des apôtres, on l'aurait appelée Fille de Dieu... Possible ou non ? Jésus aurait-il pu être une fille ? Rien n'est impossible à Dieu. Lui qui a envoyé son propre enfant naître et grandir parmi nous, il aurait pu décider que ce soit une fille au lieu d'être l'homme Jésus. Ou un Chinois, ou un habitant du 32° siècle, ou une jeune handicapée. Mais voilà, Dieu a fait un choix. C'est sa liberté à lui ! En envoyant Jésus parmi nous, il a choisi une époque et un peuple, le peuple juif. Et là, pour être reconnu comme l'envoyé de Dieu, Jésus ne pouvait pas être une femme. Car le peuple juif attendait bien un envoyé de Dieu, un "Messie". Les prophètes avaient annoncé que ce serait un descendant du roi David, pas une descendante ! Jésus est né garçon. Cela ne veut pas dire que les filles comptent moins ! Jésus est venu sur terre pour tout le monde, pour les femmes comme pour les hommes, de tous les temps et de tous les continents. »
Répondons franchement : Non ! Si Jésus avait pu être une femme, d’une telle manière que cela soit indifférent à Dieu, c’est évidement un blasphème. En effet, si cela avait été indifférent à Dieu, c’est que Dieu a choisit ainsi sans raison, et si c’est le cas, Dieu n’est pas sage, mais agit en vain. Or dire de Dieu qu’il n’est pas sage, c’est prononcer un blasphème. Evidement, peut-être que dans un autre contexte, et si Dieu avait eu des raisons autres, en toute sagesse il aurait pu choisir que Christ soit une femme. Mais s’il ne l’a pas fait, c’est que le contexte et ses raisons n’allaient pas dans ce sens.
Je n’entrerais pas dans les détails, concernant ce qui s’est passé dans le ventre de Marie, puisque cela m’est impossible. En revanche, au niveau de la symbolique, je crois qu’une réponse est toute trouvée dans la considération de la différence homme/femme. Tout d’abord, la Bible affirme que l’homme est le chef, la femme est l’aide. Effectivement, Christ est la tête de la l’Eglise. Christ s’est donné pour elle, par amour, comme un homme se donnerait pour sa femme. Mais jamais l’Eglise n’aurait pu être le chef de Christ. Mais Christ utilise l’Eglise comme un signe dans le monde, l’Eglise est créée pour Christ. Ensuite, la Bible affirme que de l’homme vient la semence, la femme produisant le fruit. Effectivement : l’Esprit vient selon Christ dans le corps de l’Eglise, et l’Eglise produit le fruit des œuvres parfaites en Christ. Mais dans le sens inverse, c’est le Christ qui aurait du produire ce que l’Esprit de l’Eglise lui transmet. Nous le voyons donc, sur le plan de la symbolique, il était strictement impossible que Jésus Christ soit une femme. Cessons de prétexter la « liberté de Dieu » pour signifier de manière voilée notre ignorance et notre profonde débilité devant la révélation. Dieu est sage, nous ne devons pas le blasphémer par notre ignorance, qui deviendrait bien plutôt avoir honte d’elle plutôt que d’idoler les fruits des démons de l’imbécilité.
Une même chose peut être connue ou bien en
elle-même (objectivement), ou bien dans son rapport à nous (subjectivement). Dans les deux cas, elle nous apparaît différemment. En effet, objectivement connue, la chose doit être représentée
dans ses moindres rapports, macro et micro-environnementaux. Tandis que subjectivement connue, la chose est représentée seulement dans l'environnement de notre propre rencontre, à la mesure de
notre échelle.
Il est un mensonge qui persiste dans la
théologie chrétienne. C'est le péché originel, qui aurait rendu la nature humaine pécheresse. On se demande comment un caractère acquis devient-il soudainement inné... Et surtout, d'ou peut-donc
bien venir une telle affirmation, puisqu'il n'y a aucune trace biblique. La nature humaine a été déterminée par la création, or l'homme n'est pas pécheur par nature. Adam aurait pu ne pas
pécher. En revanche, le péché s'hérite comme l'on hérite du patrimoine parental. Il est bien évident quand dans une atmosphère ou le péché règne, l'homme ne peut que capituler, malgré son
libre-arbitre, devant le péché. De même, un enfant dans une société d'agriculteur deviendra agriculte, non en raison de sa nature, mais de sa détermination contextuelle.
La différence entre athéisme et agnosticisme
Il ne faut pas confondre l’athéisme et l’agnosticisme. Le critère de distinction entre ces deux doctrines repose sur l’énonciation d’une réponse négative, ou d’une abstention, devant la question « Dieu existe-t-il ? ». L’athéisme désigne la doctrine de ceux qui nient l’existence de Dieu. L’agnosticisme, au contraire, désigne ceux qui ne se prononcent ni en faveur ni contre l’existence de Dieu.
Contrairement à l’agnosticisme, l’athéisme est une forme de croyance. La croyance doit être entendue ici au sens large, comme un contenu mental, et non par opposition au savoir. L’athée croit en effet que Dieu n’existe pas. Pourtant, on pourrait douter qu’il existe des croyances négatives, parce qu’elles semblent sans contenu. Mais c’est là un égarement. Que l’énoncé soit négatif ne change rien au fait que l’athéisme est une croyance. Il est possible de le convertir positivement en « Dieu est inexistant », ou plus encore « Seul l’univers existe ». L’athéisme est donc bien une croyance, malgré son apparent caractère strictement négatif, elle est loin d’être vide. En revanche, l’agnosticisme est bien une incroyance. Alors que l’athée croie en l’inexistence de Dieu, l’agnostique n’affirme rien du tout. Ce n’est donc pas une croyance. L’athée ne croit pas en l’existence de Dieu mais il croit en son inexistence. L’agnostique ne croit ni en l’une ni en l’autre, il est véritablement indécis.
L’athéisme prolonge donc l’agnosticisme dans la critique du théisme. Le théiste affirme que Dieu existe. L’agnostique critique une telle assertion qu’il estime douteuse. Pour l’athée, cette assertion n’est même plus douteuse, mais fausse. L’argumentation de l’athée est donc également dans le prolongement de celle de l’agnostique. L’agnostique s’en tient à la simple critique de l’affirmation de l’existence de Dieu. Il lui suffit de dénoncer l’absence de preuve ou de démonstration convaincante. L’athée doit non seulement critiquer cette absence, mais il doit de plus démontrer que cette croyance est contradictoire. Tandis que l’agnostique critique simplement ce qu’avance le théiste, l’athée expose la contradiction d’une telle croyance et propose une alternative cohérente. Seulement contredire le théisme, ou seulement proposer une alternative, ne suffirait pour montrer la validité de l’athéisme. La seule démonstration de la contradiction peut s’apparenter à une simple position agnostique. La seule proposition d’une alternative ne montre pas que le théisme est erroné. Il est donc nécessaire pour l’athée de faire plus de démarche que l’agnostique : non seulement critiquer mais aussi proposer une alternative.
Il est difficile, aussi bien pour l’agnosticisme que pour l’athéisme de critiquer le théisme. Il ne suffit pas en effet de discréditer telle ou telle forme particulière de théisme, mais la cohérence même de toute position théiste. Montrer que l’existence de Dieu est douteuse ou contradictoire suppose d’opérer un travail critique sur sa définition. Or toutes les religions proposent des dieux différents. Et quand bien même toutes les religions seraient critiquées, il se pourrait bien que le dieu réel ne soit celui d’aucune religion. Aucun agnosticisme, ni aucun athéisme ne peut donc prétendre atteindre la critique ultime et exhaustive du théisme.
La critique du théisme n’étant jamais exhaustive et ultime, l’agnosticisme échoue comme position théorique. Cet échec est d’autant plus remarquable, que sur le plan pratique, l’agnosticisme est tout aussi impossible. En effet, l’agnostique doit sortir de son abstention dans son vécu : il vit ou bien comme un athée, ou bien comme un théiste, mais il ne peut pas vivre comme les deux. Le théisme exige par exemple l’adoration d’un dieu, ce qui est contraire à l’athéisme. C’est donc un double échec pour l’agnosticisme, à la fois théorique et pratique.
Ne parvenant pas à critiquer le théisme, l’athéisme est insuffisant. Il ne suffit pas en effet de proposer une alternative. L’athée peut bien construire un système de la nature dont l’hypothèse Dieu aurait été exclue, cela n’implique pas qu’effectivement Dieu est inexistant. Faire de Dieu une hypothèse inutile ne suffit pas à montrer qu’elle est fausse.
L’athéisme et l’agnosticisme sont donc tous deux tenus en échec. L’agnosticisme ne parvient pas à critiquer radicalement le théisme et l’athéisme ne se suffit pas en proposant une alternative sans l’hypothèse de l’existence de Dieu.
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