Texte Libre

Vendredi 8 mai 2009

Voici un nouveau projet dénommé : "Epistheo"
http://epistheo.free.fr

L'objet de ce site est apologétique.
Le site vise également à présenter le Christianisme.
Par MASSON Alexis
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Lundi 8 décembre 2008

Sans aller aussi loin que ce livre du LBI Institute, Judith Christ de Nazareth, qui prétend que Jésus était effectivement une femme, après avoir « corrigé » les Evangiles, afin que cela se voit mieux, il est légitime de se demander si Jésus aurait pu être une femme plutôt qu’un homme. N’entrons pas non plus dans des considérations comiques de très mauvais goût : nourrissant les siens plus qu’il ne le pouvait, incompris des hommes, se levant pour travailler même après sa mort, Jésus ne pouvait être qu’une femme.

Non, prenons l’hypothèse d’un Jésus-femme, dans sa toute simplicité, afin de s’interroger sur sa possibilité, avec cet article du site Croire.com : « Est-ce que Jésus aurait pu être une fille ? Dans la crèche, Joseph et Marie auraient bercé une petite fille. Plus tard, elle serait devenue cheftaine des apôtres, on l'aurait appelée Fille de Dieu... Possible ou non ? Jésus aurait-il pu être une fille ? Rien n'est impossible à Dieu. Lui qui a envoyé son propre enfant naître et grandir parmi nous, il aurait pu décider que ce soit une fille au lieu d'être l'homme Jésus. Ou un Chinois, ou un habitant du 32° siècle, ou une jeune handicapée. Mais voilà, Dieu a fait un choix. C'est sa liberté à lui ! En envoyant Jésus parmi nous, il a choisi une époque et un peuple, le peuple juif. Et là, pour être reconnu comme l'envoyé de Dieu, Jésus ne pouvait pas être une femme. Car le peuple juif attendait bien un envoyé de Dieu, un "Messie". Les prophètes avaient annoncé que ce serait un descendant du roi David, pas une descendante ! Jésus est né garçon. Cela ne veut pas dire que les filles comptent moins ! Jésus est venu sur terre pour tout le monde, pour les femmes comme pour les hommes, de tous les temps et de tous les continents. »

Répondons franchement : Non ! Si Jésus avait pu être une femme, d’une telle manière que cela soit indifférent à Dieu, c’est évidement un blasphème.  En effet, si cela avait été indifférent à Dieu, c’est que Dieu a choisit ainsi sans raison, et si c’est le cas, Dieu n’est pas sage, mais agit en vain. Or dire de Dieu qu’il n’est pas sage, c’est prononcer un blasphème. Evidement, peut-être que dans un autre contexte, et si Dieu avait eu des raisons autres, en toute sagesse il aurait pu choisir que Christ soit une femme. Mais s’il ne l’a pas fait, c’est que le contexte et ses raisons n’allaient pas dans ce sens.

Je n’entrerais pas dans les détails, concernant ce qui s’est passé dans le ventre de Marie, puisque cela m’est impossible. En revanche, au niveau de la symbolique, je crois qu’une réponse est toute trouvée dans la considération de la différence homme/femme. Tout d’abord, la Bible affirme que l’homme est le chef, la femme est l’aide. Effectivement, Christ est la tête de la l’Eglise. Christ s’est donné pour elle, par amour, comme un homme se donnerait pour sa femme. Mais jamais l’Eglise n’aurait pu être le chef de Christ. Mais Christ utilise l’Eglise comme un signe dans le monde, l’Eglise est créée pour Christ. Ensuite, la Bible affirme que de l’homme vient la semence, la femme produisant le fruit. Effectivement : l’Esprit vient selon Christ dans le corps de l’Eglise, et l’Eglise produit le fruit des œuvres parfaites en Christ. Mais dans le sens inverse, c’est le Christ qui aurait du produire ce que l’Esprit de l’Eglise lui transmet. Nous le voyons donc, sur le plan de la symbolique, il était strictement impossible que Jésus Christ soit une femme. Cessons de prétexter la « liberté de Dieu » pour signifier de manière voilée notre ignorance et notre profonde débilité devant la révélation. Dieu est sage, nous ne devons pas le blasphémer par notre ignorance, qui deviendrait bien plutôt avoir honte d’elle plutôt que d’idoler les fruits des démons de l’imbécilité.

Par MASSON Alexis - Publié dans : Théologie
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Dimanche 7 décembre 2008
Une même chose peut être connue ou bien en elle-même (objectivement), ou bien dans son rapport à nous (subjectivement). Dans les deux cas, elle nous apparaît différemment. En effet, objectivement connue, la chose doit être représentée dans ses moindres rapports, macro et micro-environnementaux. Tandis que subjectivement connue, la chose est représentée seulement dans l'environnement de notre propre rencontre, à la mesure de notre échelle.

Ainsi, lorsque je "connais" subjectivement une personne, je la connais selon mon échelle à ma mesure : tel un organisme doté d'un psychisme que je distingue des autres de son espèce. Mais je ne la connais pas dans ses moindres détails. Tandis que Dieu, lorsqu'il connaît une personne, il la connaît non seulement comme individu de son espèce, mais aussi comme un composé complexe, allant dans le moindre détail. La vision que je me fais d'un même individu est beaucoup plus simpliste que celle dont se fait Dieu.

Du même coup, il y a aussi inversion des valeur du complexe et du simple, selon Dieu,qui connait objectivement, ou selon nous-mêmes, qui connaissons le plus souvent relativement. Une cellule, pour Dieu, est d'une simplicité manifeste, composée seulement de peu d'éléments, tandis qu'une personne ou une simple rapport humain est d'une complexité presque infinie. En revanche, pour nous mêmes, une personne apparaît plus simple, bien que nous n'en connaissions presque rien, qu'une chose qui nous apparait subjectivement très complexe, principalement parce qu'étrangère, comme une cellule, tandis que nous en connaissons en réalité davantage.

Cela nous conduit à dire que ce n'est pas la simplicité subjective, qu'il nous faut rechercher, c'est-à-dire une évidence toute ignorante, mais la simplicité objective, c'est-à-dire une pauvre connaissance mais certaine. En d'autres termes, il est préférable de connaître des éléments de métaphysique que de relations humaines ou de théologie, parce que la première est plus certaine que la seconde.

Cela nous conduit encore à dire que celui qui semble parfois "chercher trop loin" n'est pas celui qui possède le langage le plus complexe en apparance, mais au contraire celui qui parle d'une manière simple des choses qui sont "à notre portée". Il est ainsi préférable d'entendre un docteur en théologie, plutôt qu'un pasteur, et mieux encore : un métaphysicien qu'un théologien. Autrement dit, il est plus sage de chercher la raison avant les mystères de la foi. Car ainsi que le dit le Sage Salomon : il n'est pas bon de rechercher ce qui nous dépasse. Or le concept de l'Être métaphysique (Dieu) est plus simple que la conception théologique de Dieu, qui elle-même est plus simple que le concept de "mouche".
Par MASSON Alexis - Publié dans : Philosophie
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Samedi 6 décembre 2008
Il est un mensonge qui persiste dans la théologie chrétienne. C'est le péché originel, qui aurait rendu la nature humaine pécheresse. On se demande comment un caractère acquis devient-il soudainement inné... Et surtout, d'ou peut-donc bien venir une telle affirmation, puisqu'il n'y a aucune trace biblique. La nature humaine a été déterminée par la création, or l'homme n'est pas pécheur par nature. Adam aurait pu ne pas pécher.  En revanche, le péché s'hérite comme l'on hérite du patrimoine parental. Il est bien évident quand dans une atmosphère ou le péché règne, l'homme ne peut que capituler, malgré son libre-arbitre, devant le péché. De même, un enfant dans une société d'agriculteur deviendra agriculte, non en raison de sa nature, mais de sa détermination contextuelle.

A cause de cette infame doctrine, nous en sommes venu à un grand problème. Jésus était-il pécheur? Si le péché originel est véritable, alors oui, nécessairement, pusiqu'il prend chair en Marie ! Alors l'idée c'était de dire que Marie est née sans péché... on se demande comment une telle exception est possible, et pourquoi elle n'a pas été attribuée à Christ plutôt qu'à Marie. Devant tant de contradictions, il faut évidement faire table rase. Christ est né avec la même nature humaine que tout homme. Seulement, il aussi Dieu, et c'est en cela qu'il ne pécha point. C'est aussi en participant de Dieu que l'homme peut ne plus pécher.

J'ajoute qu'il en va de même pour toute chose. Dont la mort. L'homme n'est pas mortel par nature, mais la mort est quelque chose que surajouté en l'homme.
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Nous ajoutons un argument contre le péché originel : le déluge. En effet, Dieu souhaitait détruire la terre, afin de revenir sur des bases saine. Or, il choisit Noé, un homme, certes juste, mais un homme quand même. Si la nature humaine est pécheresse, alors le projet de Dieu était, autant le dire, complètement vain. Comment tout refonder en partant sur des bases mauvaises? Il fallait donc que Noé soit un homme non pécheur, peut-être exceptionnel, certainement, mais de nature non pécheresse en tout cas!
Par MASSON Alexis - Publié dans : Théologie
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Jeudi 4 décembre 2008
Les philosophes chrétiens ont souvent associé le diable à un néant, par opposition à l'Être qu'est Dieu. Il y aurait donc l'Être-dieu versus le Néant-diable. Cependant, nous sommes immédiatement tenté de dire qu'il s'agit là d'une négation de l'existence du diable. Si le diable est néant, c'est qu'il n'est pas. C'est un grand problème pour les hypothèses de la théodicée. On dit en effet que Dieu est l'Être et qu'il a tout créé, dont le diable, ce dernier étant "souverain" du mal. Métaphysiquement, dans son autoposition, l'Être implique sa négation en raison, le Néant. Or s'il en est ainsi, il semble que le diable ne soit pas et que seul Dieu soit, et donc également responsable du mal.

Une image m'est venue. Lorsque nous disons : "C'est la famine qui a tué le peuple". D'une certaine manière, la famine est la cause de la mort, mais en même temps, c'est une non-réalité. Si l'on oppose "satiété" et "famine", ou autrement dit "nourriture" et "absence de nourriture", il semble bien que l'abence de nourriture soit causale, car en l'absence de l'absence, il n'y aurait plus de famine. Le néant peut donc bien être cause de quelque chose.

Cependant, le néant se détermine selon l'Être. Le néant est une négation de l'Être, l'Être est donc premier. Mais l'Être n'est pas cause du néant. Car l'Être ne peut causé selon sa nature : faire devenir, exister comme étant. Or le Néant n'est pas un étant, puisqu'il n'est pas. Nous nous pouvons donc pas dire que Dieu n'est retenu d'universaliser son infinie bonté, puisque la retenu, qui est une négation, lui est impossible, en tant qu'Être. D'une certaine manière, Dieu ne pouvait pas se retenir de créer, créer fait partie de sa nature, il ne peut que vouloir créer.

Pouvons nous dire alors que le néant est une résistance à l'Être (de la même manière qu'une bulle d'air résiste à la pression de l'eau; et créé une sorte de vide au sein du plein) ? En effet, la question se réduit à se problème : comment peut-il y avoir de l'absence d'Être, alors qu'à l'Être il lui semble impossible de résister lui-même à sa propre expension? Nous sommes obligé de penser un autre qui ne doit pas être! Seul l'autoposition de Dieu permet de penser sa négation (si je dis A, je pose que non non A), et par conséquent la négation est en Dieu lui-même, négation de la négativité. Le néant existe donc en tant que l'Être veut l'empêcher d'être, ou plutôt que lui-même ne soit plus (ce qui anéantirait aussi le néant, en tant qu'il ne pourrait plus nier ce qui n'est plus) !

Cependant il y a peut-être une différence entre la négation (en tant qu'activité) et l'absence (en tant que passivité). Le néant cause non pas en tant que négateur, mais passivement, par l'absence de l'Être. De l'absence de l'Être, il s'ensuit que etc. D'ailleurs, de là nous pouvons tirer que le néant n'a pas d'effet sur l'Être, l'être ne peut pas être nié, sans quoi il changerai de nature.

Est-ce par la négation de (par) Dieu, que le néant est ? Et poutrant, comment nierait-il s'il est l'Être!

Une solution possible : que la logique (qui permet la négation) soit entérieure à l'être, et que l'être soit soumis à la logique. Ainsi, ce n'est plus l'être qui nie en tant que tel, mais par sa propre position, de fait, cela nie l'altérité du néant. Ainsi, Dieu dut créé, prenant en compte la logique prééxistante, et a chaque affirmation finie (car logiquement circonscrite), se voyait dessiné une négation finie (car la négation infinie de l'être infini est impossible, et l'être est premier sur le néant). Tenant compte des compossibilité, que la logique lui imposait, Dieu fit le monde, et donc il créa son négatif (non en tant que création positive, mais en opposition). C'est ce négatif qui "se rebelle" par nature contre dieu.

Le Diable n'est certainement pas, finalement, le néant en tant que tel. Le néant serait plutôt le mal en tant que tel, et le Dieu, d'abord positif, en tant que créé positiviement de Dieu afin d'être un étant, s'est placé du coté du néant.

Ainsi, nous sommes en conformité avec la théologie du mal. Dieu créé tout bon, il ne créé pas le mal, qui se place par engendrement, d'une certainement manière, mais non dans le sens ou le Fils est engendré, car il l'est positivement, tandis que le néant l'est "par défaut". Ainsi Dieu n'a pas choisi le mal, il se place par opposition logique à Dieu dans la création (donc résultat de la création, ce n'est pas du manichéisme), et Dieu n'en n'est pas responsable. Retenons encore qu'il ne faut donc pas personnifier le néant, le mal, mais admettre que le Diable, qui fut bon est devenu mauvais. Il est nécessairement de dissocier le Diable du mal, comme le fait la théologie.

Je reviendrais là-dessus prochainement.

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Notes supplémentaires :

Il n'est pas impossible que l'Être et la logique soient mutuellement co-existants. En effet, l'être réclame la logique, sans quoi l'être pourrait lui-même se nier (principe de contradiction). La logique réclame l'être, sans quoi celle-ci est vide et non réalisée. L'Être et la Logique peuvent donc être deux entités simultannées. On pourrait alors penser que l'Être est le Père, et la Logique le Fils (reste à savoir ce qu'est le Saint-Esprit). Cela est d'autant plus intéressant que le Fils est la parole et que c'est par la parole que Dieu distingue dans la création, et nous connaissons les liens étroits entre la logique et le langage.

Le mal est alors un néant employé dans un étant contraire à la logique de l'Être, c'est-à-dire qui est menteur ! Tandis que la Logique en tant qu'expression de l'Être est la Vérité.

Peut-être l'Esprit est-il la force de concrétisation de la Logique en l'Être. L'esprit en hébreu (rouah) s'apparente plus à une force de vie, ce qui dynamisme le corps, qu'à un quelconque principe intellectuel. Donc nous pourrions supposer que la Trinité est descriptible en ces termes : le Père est l'Être, le Fils est la Logique, l'Esprit est la Puissance (non pas au sens artistotélicien) ou la Transcendance. Mais il reste à déterminer le rôle effectif de l'Esprit dans ce schéma. Ce que nous souhaitons exprimer, en tout cas, c'est que l'Esprit est la mise en être dans la logique (la parole créatrice, dirons-nous théologiquement, ou l'Unité).

D'ailleurs dernièrement je pensais à quelque chose. Le péché est visible pour l'athée, non en tant que sien, en propre, mais objectivement en tant que disharmonie dans l'existence : la mort alterne avec la vie, la temporalité, les catastrophes naturelles. Certes, il n'est pas obliger de rendre ce concept théologique. Mais dans sa laïcité, ce concept de disharmonie manifeste l'irrationalité du monde, irrationalité qui s'oppose à la raison, et qui donc pose problème. Cette contre-raison, serai le signe, ici, du mal manifeste, comme l'étant qui s'oppose à la Logique.

Ainsi, nous avons : la Trinité divine (Être, Logique, Unité) et le mal (Néant), qui n'est pas en soi une entité (sans quoi nous serions manichéen, et comme nous l'avons montré, cela est contradictoire), mais qui en revanche s'exprime de manière finie par opposition à l'Unité, en contrant la Logique de l'Être, lorsque un étant quelconque l'emploie (en particulier Satan).

Nous y reviendrons cependant.
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Père/Fils/Esprit = Être/Logique/Unité, ou encore, pour parler théologiquement Être/Parole/Amour. Tous trois ramènent à l'unité. L'Être amène à l'unité par nature, la parole ramène à l'unité propositionnelle des éléments diverses et la logique sous une forme systématique, enfin l'Amour amène à l'un affectivement ce qui est distinct.

Nous avons cependant un problème, face à la désignation de l'Esprit comme "Un", car il porte à croire qu'il est seul, alors qu'il unifie la Parole et l'Être, signifiant par là que le Père et le Fils agissent de concert. Nous devons aussi nous rappeler que l'Esprit n'est pas en tant que tel le résultat de l'union. Le résultat de l'union est la vie (Adam devient une âme vivante lorsque l'esprit pénètre son corps, mais l'esprit n'est pas la vie bien qu'il vivifie, c'est l'âme qui est identifiable à la vie). L'esprit est essentiellement une force qui permet l'unité, nous pourrions dire, l'unité de l'Être et de la Logique, comme de la Matière et de la Forme dans la métaphysique aristotélicienne. Or nous avons quelque difficulté à qualifier en un mot cette qualité. Transcendance? Organisme? Amour? Force? Il ne nous faut pas en tout cas empiéter sur le rôle de la Logique elle-même, qui unifie par distinction conceptuelle systématisée. L'Esprit est la Logique pénétrant l'Être. Aristote dirait que l'Esprit est l'Acte (en tant qu'actualisation d'une forme dans la substance). Notre difficulté est celle-ci: trouver un terme contemporain qui puisse exprimer la notion aristotélicienne d'Acte, ou plus précisement "entéléchie", comme aboutissement de la mise en forme de la substance. La notion d'Acte est séduisante cependant, parce qu'elle est équivoque chez Aristote, elle signifie aussi "energeia", c'est-à-dire la puissance réalisante, accomplissante, ce qui signifie bien la manifestation phénoménologique de l'esprit du point de vue temporel, par opposition à son caractère statique en tant qu'éternel. Parce qu'il possède une telle équivocité, qui exprime aussi bien l'ontologie que la phénoménologie de l'Esprit, nous devrions peut-être garder la notion d'Acte pour exprimer l'Esprit.

Nous avons ainsi Dieu, qui est Trinité : Père/Fils/Esprit, c'est-à-dire Être/Logique/Acte. Le langage platonicien aurait préférer l'idée de participation, mais celle-ci évoque peut-être trop la transcendance, tandis qu'il n'y a pas de superiorité réelle entre Père et Fils. Si nous souhaitons parler dans un langage totalement aristotélicien, nous devrions dire : Substance/Essence/Acte.

Lorsque l'on dit que Dieu est Esprit, nous exprimons ainsi le caractère éternel et achevé de Dieu, en tant qu'acte pur.

L'Être n'est stable que par la Logique, et la Logique n'est réelle que par l'Être. Ce double mouvement est l'Acte. Ainsi, cela forme un trio simultannée. L'unité vient de ce que ontologiquement, ce n'est qu'en raison que l'on distingue ces trois entité, car en réalité, elles sont unes et indissociables (comme le sucre dans le café, pour reprendre la phrase de Descartes).

Mais alors qu'est-ce que Dieu dans son unité d'essence? (C'est-à-dire sans considérer ses hypostases). Il n'est pas l'Être, puisque l'Être est le Père. Mais il est, paradoxalement (en apparence) Être, parce que l'Être participe de toute la Trinité (par indissociaton réelle). En faite, Dieu est l'Être logique réalisé,  c'est-à-dire unité,du point de vue ontologique, mais du point de vue conceptuel, il est trois.
Par MASSON Alexis - Publié dans : Philosophie
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