Texte Libre

Mercredi 29 août 2007

La raison procède par démonstration à partir de définitions

 

1.1.1 La logique comme mathématique des idées

 

La raison incarnée de l’homme est quotidiennement subjuguée par de multiples informations fournies par ses sens: elle reçoit l’influence de son environnement, de l’éducation, des amis, des médias, des sensations, et plus largement du vécu. Mais si celle-ci est mise à nue, que lui soit retiré toute détermination contingente reçue de l’extérieure, alors la raison se découvre dans son plus simple appareil: la logique.

 

La logique est la science des rapports entre idées. Elle ne concerne pas les idées en elles-mêmes, mais simplement les rapports de possibilité et de nécessité qu’elles entretiennent entre elles. Il s’agit de l’abstraction la plus pure. Alors que la raison incarnée pense: « S’il pleut, Nicolas n’est pas dehors; il pleut; donc Nicolas n’est pas dehors », la logique dit: « Si p alors non d; p; donc non d ». Il n’y a plus de « pluie » , ni de « Nicolas est dehors »; il ne reste que des variables: ici, p et d. La logique pure fait abstraction de tout contenu pour ne s’intéresser qu’à la forme des raisonnements. Cette abstraction lui permet de devenir une science universelle des rapports entre idées: ce qui est valable pour Nicolas, l’est aussi pour Jacques: « S’il pleut, Jacques n’est pas dehors; il pleut; donc Jacques n’est pas dehors ». La forme du raisonnement reste la même. En endossant se statut d’universalité, la logique est une science.

 

La logique est la science des rapports entre variables abstraites. Il n’y a là plus rien d’incarné. Il n’est nul besoin de faire appelle à la psychologie pour comprendre la logique. La psychologie est la science de la pensée incarnée. Ici, la logique reste valable même si personne ne la pense, ce qui lui donne son statu d’objectivité pure. La logique s’applique aux objets de la réalité, indépendamment du fait que quelqu’un juge que tel objet possède telle propriété dans certaines conditions. La logique est donc entièrement indépendante de la psychologie: elle acquiert par cette indépendance le rang de nécessité, n’étant pas soumise à la contingence des sentiments ou du vécu de telle ou telle personne. La logique est véritablement totalement abstraite : elle ne concerne que des rapports entre variables abstraites et s’applique indépendamment de la pensée incarnée et concrète.

 

Du fait de sa totalement abstraction, la logique est indépendante de la vérité. La vérité est la conformité du jugement à la réalité, et donc à ce qui est concret. Ici, la logique pure n’a pas de rapport à la réalité. Elle ne s’intéresse pas au contenu du jugement, à sa matière, mais à sa forme. Ce n’est donc pas la vérité qui la concerne, mais la validité: le fait qu’un raisonnement soit cohérent. « Si x alors y, il y a x, donc y. » Les variables ne se rapportent à rien de réel, il n’y a donc pas de vérité. En revanche, ce raisonnement est valide, parce que la conclusion est correctement tirée des prémisses. Mais si la logique ne se rapporte pas à ce qui est réel, tout en étant science des rapports, alors elle est science du possible. La logique est la science du possible. Elle reste au stade de l’hypothèse: « En prenant l’hypothèse que si certaines conditions x sont présentes il y ait pour conséquence y, alors en supposant que x soit réalisé, nécessairement y l’est aussi ». L’hypothèse reste dans le possible, et par conséquent, elle ne concerne pas la réalité. En revanche, la réalité concerne la logique, parce que pour être vrai, il faut être possible. Pour que « Michel » soit « un homme » , il faut bien qu’il soit d’abord possible d’être « un homme ». En cela, la logique précède la vérité et lui est nécessaire. Si donc la logique est indépendante de la vérité et ne concerne que la validité, en revanche, la vérité est soumise à la logique.

 

En tant que science des rapports possibles entre variables, la logique ressemble en beaucoup d’égard aux mathématiques. Celles-ci sont la science des rapports possibles de quantité (arithmétique) et d’espace (géométrie). Logique et mathématiques concernent des rapports possibles indépendamment de leur réalisation concrète: on ne trouve ni point, ni de ligne sans surface, ni de racine carrée dans la nature, et pourtant les mathématiques sont valides. Pour les mathématiques pures comme pour la logique pure, il n’est nullement question de vérité ou de réalité, mais simplement de validité et de rapports possibles. Les mathématiques en effet ne font qu’ajouter une détermination à la logique: il ne s’agit plus de variables complètement nues et indéterminées, mais de quantités et d’espace, qui restent cependant des propriétés abstraites.

 

La comparaison entre logique et mathématique ne s’arrêtent pas ici. On pourrait objecter que les mathématiques sont plus scientifiques que la logique, car celles-ci sont formalisées. La logique serait une discipline littéraire, comme le serait la philosophie, sa discipline maîtresse. Ce serait, en réalité, profondément méconnaître l’histoire des mathématiques et de la logique qui sont très similaires, partageant désormais un présent unifié. Les mathématiques tout comme la logique ont connu des débuts littéraires. Il faut attendre le très tardif XVIe siècle pour connaître les débuts de la formalisation mathématique: auparavant, on calculait surtout avec des mots. La logique a connu une formalisation un peu plus tardive encore: le XXe siècle seulement donne naissance à la logique formelle. Ainsi, nous ne disons plus « Si x alors y; il y a x donc y », mais « " (x) [(y® Z(x)), y : Z(x)] ». En ce sens, la philosophie est devenue une science aussi formalisable que peut l’être la physique ou l’économie.

 

La logique pure est donc une sorte de mathématique des variables, calculant leur rapports hypothétiques. Mais la logique pure est plus qu’une mathématique, parce qu’elle n’est pas déterminée par un concept, comme la quantité ou l’espace. La logique étudie les relations de possibilité, sans restreindre ses variables à une typologie précise. En cela, la logique englobe les mathématiques.

 

Quand à la logique « impure » ou concrète, qui n’étudie pas des variables mais des idées précises (comme Nicolas, par exemple), il serait possible de l’appeler mathématique des idées. Elle a cependant quelque chose de supplémentaire que ne possède pas la logique « pure » ou abstraite: en tant qu’elle juge un état du monde, elle concerne non seulement le valide (la forme du raisonnement), mais aussi la vérité (le contenu du raisonnement). « Nicolas est dehors », conclusion d’un syllogisme étudié plus haut, est un propos sur le monde, et touche donc à la vérité. Il en va de même pour les mathématiques dites « appliquées ». Si l’on dit que « deux doigts et trois doigts font cinq doigts » en comptant les doigts de sa main, il s’agit bien de quelque chose de réel. La seule différence entre le pur et l’impur concerne donc l’absence ou la présence ou non de jugement le monde concret. Ce qui est pur est totalement abstrait, tandis que ce qui est impur est un mélange d’abstraction et de concret. Il s’ensuit que le jugement pur ne pourra être dit que valide, alors que le jugement impur sera à la fois valide et vrai.

 

Il est désormais temps d’étudier ce qui fait la validité, c’est-à-dire la structure même du raisonnement, et la vérité, autrement dit le sens du raisonnement; car ce n’est que l’association de la validité et de la vérité qui intéresse véritablement le philosophe, lui permettant de raisonner dans l’espoir d’accéder à un jugement vrai. La science du possible est certainement instructive, mais le réel reste la finalité du cherche. La science, comme pur universel abstrait, n’est pas grand chose, si ce n’est pour découvrir et comprendre le particulier concret, c’est-à-dire le monde.

 

1.1.2 Méthode déductive du raisonnement

 

La logique est la science des rapports possibles entre variables. Pour que cela même soit possible, il est nécessaire que les variables aient être elles certaines choses en commun. Si les variables étaient totalement étrangères les unes aux autres, elles ne seraient pas comparables et l’on ne pourrait rien en dire des uns vis-à-vis des autres. Le fait même de parler de rapports entre variables signifie qu’il y a une ou des communautés entre celles-ci. Ce qui est commun, ce ne sont pas les variables elles-mêmes, sinon elles seraient toutes identiques et il n’y aurait en réalité qu’une seule variable: le raisonnement deviendrait impossible, puisque étant rapport, il exige au minimum deux variables. Si ce ne sont pas les variables qui sont en elles-mêmes communes, ce n’est pas plus quelque chose qui leur serait supérieur. Le problème s’en trouverait en effet amplifié: si l’on en vient à une seule variable à partir de la communauté des variables identique, aller au-dessus de la communauté signifie purement et simplement l’annihiler et donc rejoindre directement l’unité, laquelle rend impossible la logique. C’est donc quelque chose qui leur est inférieur, une partie de chaque variable, qui leur est commune. Il s’agit des « propriétés » ou « classes » , ou encore « typologies » et « catégories ». Peut importe le nom: il doit désigner une ou des parties que les variables se partagent communément. Ainsi, « Nicolas » et « Jacques » ont une même propriété: « être homme ». La logique exige donc, en tant qu’elle est science des rapports possibles entre variables, que ces variables aient des propriétés. Peut importe ici, pour la logique, que ces propriétés soient plus ou moins réelles que les variables elles-mêmes, et il semblerait même qu’elles le soient tout autant.

 

La finalité du raisonnement est de tirer une conclusion à partir de ses seules prémisses. Dans l’exemple suivant, « L’homme est mortel, Socrate est un homme, donc Socrate est mortel », Le fait que « Socrate soit mortel » est inféré des deux propositions qui précèdent: « L’homme est mortel » et « Socrate est un homme ». Deux propriétés sont utilisés:  « l’humanité » et la « mortalité »; elles appartiennent à un sujet: « Socrate ». Du fait que l’humanité soit en relation avec la moralité; et que Socrate ait pour propriété l’humanité, la logique peut tirer la conclusion que Socrate a également pour propriété la mortalité. Le raisonnement est semblable au déboîtement de poupées russes: une grande poupée (mortalité) a une poupée moyenne (humanité) qui elle-même a une poupée petite (Socrate), de ce fait, la petite (Socrate) est dans la grande (moralité). Ce type de raisonnement qui se suffit à lui-même, en étudiant seulement les prémisses, est appelé déduction. La nécessité de la conclusion dépend de celle prémisses (ici, que l’homme soit bien mortel), car en réalité, la conclusion est déjà dans les prémisses elles-même, comme la petite poupée russe l’est dans les plus grandes.

 

La raison peut également utiliser un autre mode de raisonnement. Il s’agit du procéder inverse: l‘induction. Dans la -duction on retire du sujet ce qui est en lui-même pour l’observer. Dans l’in-duction, on ajoute au sujet ce qui n’est pas encore en lui. Par exemple: « Socrate est mortel, Socrate est un homme, donc l’humanité est mortelle ». Ici, le procédé est plus problématique. Qui sait si l’on ne trouvera pas un jour un homme immortel? Rien de moins incertain. Au premier abord, cela ne pose pas de difficulté apparente, mais cette minuscule incertitude s’amplifie assez vite avec d’autres énoncés: « L’homme pense, l’homme est dans l’univers, donc ce qui est dans l’univers pense », ou encore « M. Sarkozy est président de la France, la France est une république, donc M. Sarkozy est président de toutes les républiques ».

 

Pourquoi la déduction serait-elle plus assurée que l’induction? Parce que la déduction part d’universaux, qui sont eux-mêmes composés de plusieurs particuliers, des individus; alors que l’induction part des individus pour se hasarder à les attacher à des universaux. Autrement dit, dans la déduction est étudié ce qui est déjà affirmé, alors que l’induction spécule sur ce qui peut être affirmé. La déduction est en cela totalement assurée, alors que l’induction se montre plus que probabiliste. Si la raison tient à s’assurer une vérité indubitable, elle ne peut donc faire confiance à l’induction.

 

La grande difficulté, notamment pour une raison incarnée, est que la connaissance est très limitée pour celle-ci si elle se restreint à la déduction. La presque totalité de la connaissance des hommes est inductive, parce qu’elle se construit à partir d’expérience particulières qu’elle généralise. Que le soleil se lève demain, que le pain soit nourrissant, ou que respirer soit vitale, voilà qui n’est pas totalement assuré. Peut-être que le soleil ne se lèvera pas demain parce que, par exemple, cette étoile viendra à mourir dans la nuit. Peut-être que ce pain, là, n’est pas nourrissant, notamment parce que, par exemple, il ne s’agit que d’un simulacre. Peut-être que respirer puisse être remplacé par un autre procéder biologique, etc. … Alors pourquoi se nourrir, pourquoi se lever, pourquoi continuer à vivre en faisant attention à sa propre vie? Si pour la science, il est préférable de faire appelle le moins possible à l’induction, en revanche pour la raison incarnée, cela n’est pas possible: celle-ci doit faire confiance à ses croyances.

 

La raison, dans sa recherche d’une science parfaite, devrait donc éviter autant que possible l’induction pour ne se fier qu’à la déduction. Le problème est que toutes les sciences expérimentales font appelle à l’induction, partant de cas particuliers, pour les généraliser en lois. Il arrive que ce qui apparaissait comme un savoir bien établi soit un jour réfuté par l’expérience, provoquant le besoin de reconstruire une nouvelle théorie sur le sujet. Dans la mécanique classique, il était évident et justifié par l’expérience que les objets physiques étaient soit corpusculaires, soit ondulatoires; mais les découvertes du XXe siècle, notamment sur la nature de la lumière associant les deux caractéristiques en apparence contradictoires, ont conduit à rejeter cette théorie et a donné naissance à la mécanique quantique. Ainsi, les sciences expérimentales ont un degré de certitude affaibli vis à vis des sciences purement abstraites. En un sens, si la philosophie s’en tient à la logique, son degré de certitude est à peu près égal aux mathématiques, mais très nettement supérieure à la physique, la chimie, la biologie, et d’autant plus aux sciences humaines. Les sciences expérimentales doivent-elles être rejetées pour autant?

 

Avec la distinction entre déduction nécessaire et induction probabiliste, un savoir qui se voudrait absolument certain se réduit à une peau de chagrin: la logique et les mathématiques. Pourtant, dans grand nombre de cas les sciences expérimentales, tout comme les croyances communes, permettent de très bonnes prévisions dans l’enchaînement des causes et des effets. Plus l’on aperçoit les blessures cicatriser en partie sous l’effet coagulant du sang, plus il y est approprié d’affirmer que la coagulation du sang permet une bonne cicatrisation. La probabilité que cela soit vrai augmente à mesure que les expérience s’accumulent dans ce sens, en sorte que la probabilité approche infiniment la certitude absolue, sans jamais pourtant l’atteindre. Au sein d’un universel, qui est une somme de particuliers possibles, plus le nombre de particuliers réalisés s’accumule en faveur d’une thèse, sans expérience contradictoire, plus cette thèse s’avère très probable. Mais tout les possibles ne sont jamais réalisés, c’est pourquoi elle ne reste que probable, et n’atteint pas la certitude absolue de la déduction qui traite directement de l’universel lui-même. Ainsi, si seules la logique et les mathématiques atteignent une certitude absolue, les sciences expérimentales et les croyances de la vie commune atteignent une probabilité utile pour la vie et relativement fiable, sans jamais être d’une certitude absolue. Pour les besoins de la vie quotidienne, et dans une certaine mesure pour les questions de science en générale, il est préférable d’accueillir avec modération l’induction. Mais la recherche d’un savoir absolument vrai doit toujours l’exclure, et ne s’en tenir qu’à la déduction.

 

Le savoir qui souhaiterait se constituer comme le plus complet usera donc, autant que possible, de la déduction que produisent la logique et les mathématiques, et dans la moindre mesure, avec le plus de prudence, de l’induction de l’expérience, acceptant par cette introduction le statut proportionnellement hypothétique que cela engendrera. En revanche, l’exposition de ce savoir visant la complétude, ou bien d’un savoir absolument assuré, utilisera dans les deux cas la déduction pour insister sur le caractère à visée universelle du savoir. Les résultats des recherches apportées par l’induction étant généralisées, celles-ci peuvent être alors exposées déductivement, à partir des suprêmes universaux jusqu’aux moindres particularités. Même si l’exposition déductives des recherches inductives pourraient alors sembler imiter maladroitement, mais aussi malhonnêtement, la perfection de la certitude acquise par la déduction, cette exposition déductive restera, comme toute déduction, certaine que dans la mesure où ses premières prémisses, c’est-à-dire ses axiomes, seront eux-mêmes véritables. En d’autres termes, une exposition déductive révèle toujours sa faiblesse issue des recherches inductives, par la simple observation des axiomes dont toute la suite des raisonnements dépendent, même si l’exposition avait pour but premier de faciliter l’apprentissage et d’acquérir un caractère d’autant plus convaincant. La logique est certainement absolument certaine, notamment lorsqu’elle opère par déduction, mais dès que des éléments empiriques sont introduits dans celle-ci, qu’elle soit déductive ou inductive, elle en perd irrémédiablement son caractère absolument certain.

 

La raison aura donc pour préférence une logique déductive qu’inductive, la première permettant des conséquences certaines plutôt que probabilités, puisque partant des universaux eux-mêmes, plutôt que de cas particulier. Il reste à s’interroger sur la légitimité de la déduction elle-même, plus exactement sur ses principes, afin d’atteindre une pleine vision du fonctionnement de la logique.

 

1.1.3 Les principes de la logique

 

La logique, dans sa plus grande pureté, exemptée de tout empirisme, a cette certitude absolue qu’affectionne beaucoup de ceux qui décident de se tourner vers la philosophie ou les mathématiques plutôt que vers les autres sciences. Mais si ces derniers n’étudient rien d’empirique, il étudient tout de même quelque chose, bien que cela soit très réduit, et ils bénéficient de leur modération en acquérant une connaissance universelle et irréfutable. Il s’agit des principes immanents de la logique qui sont à l’œuvre lorsque opère la déduction. Comment la déduction devient-elle viable? Ou quels sont les conditions de possibilité de la déduction?

 

Pour qu’une déduction soit viable, cela exige la stabilité des variables. Celles-ci sont utilisées tout le long des raisonnements et transmettent par les propriétés dont elles sont composées les possibilités de déductions. Si les variables n’étaient pas fixes, les enchaînements de raisonnements deviendrait vains, parce que les dernières prémisses ne porterait plus sur les mêmes objets que les premières. Le principe qui assure cette stabilité est le principe d’identité: « de deux entités, si l'une et l'autre partagent intégralement les mêmes propriétés, alors elles sont une seule et même entité ». Le principe d’identité exprime la fixité des variables par la fixité des propriétés. Un autre principe explicite celui-ci sous un autre angle: le principe de raison suffisante: « toute chose à une raison la déterminant à être telle quelle est ». En d’autres termes, le principe de raison suffisante affirme que tout a une cause et donc qu’une propriété fait être un objet et par conséquent l’identifie, ce qui revient, à quelques subtilités prêtes, au principe d’identité. Le principe d’identité est renforcé par son pendant négatif, le principe de non-contradiction: « de deux propositions, si l'une affirme ce que l'autre nie, alors elles sont contradictoires ». Le principe de non-contradiction, en tant que négatif du principe d’identité, pourrait se résumé à l’affirmation qu’une entité n’a pas les objets qu’elles n’a pas. Afin qu’il n’y ait pas de confusions de propriétés contraires, le principe du tiers-exclu énonce que: « de deux propositions contradictoires, si l'une est vraie, alors l'autre est fausse ». En d’autres termes, le tiers-exclu affirme qu’il n’y a pas unité entre identité et contradiction, c’est-à-dire qu’ils s’excluent.

 

Ces principes sont nécessaire, et sans ces derniers, la raison ne pourrait plus opérer de calcul, parce qu’ils sont la condition de possibilité du raisonnement lui-même. Ils forment entre eux une solidarité si forte que, à quelque subtilités prêtes, chacun représente un angle de vue du quatuor, et qu’il serait presque possible de les formuler en un seul principe qui ne serait autre que l’expression de la logique elle-même. Cette formule serait celle du principe d’identité, le plus explicitement formulé par Parménide, dans l’idée d’identité comme conservation du sens dans la pleine validité: « L’Être est ». Cette formule pourrait être, nous le verrons plus tardivement, interprété comme l’expression de l’essence de la logique sous la forme de la duplication abstraite (est) de l’ontologie (Être). Aucune formule ne résume en aussi peu de termes l’idée de validité et de vérité, associant la logique et l’ontologie. La logique ne serait alors qu’une reproduction abstraite de la réalité elle-même.

 

Un problème se pose cependant, quand à la découverte de principes de la raison: comment ces derniers sont-ils connus? Impliquent-ils une raison extérieur à la raison et l’étudiant? Les principes sont découverts par les exigences de la possibilité de la déduction, de sorte que si ceux-ci étaient retirés, la raison n’existerait plus. Elles ne sont pas une construction intellectuelle dépendante de la déduction ou de l’induction, sinon cela signifierait que la faculté de la raison doive elle-même se fonder de l’extérieur d’elle-même. La logique nécessiterait une méta-logique, une autre logique antérieure à elle-même, qui elle-même aurait besoin d’être fondée, tel un jeu de miroirs parallèles infini. En réalité, les lois de la possibilité et des règles de raisonnements se donnent de facto telles qu’elles, sans devoir être fondées, sans non plus appartenir à une autre faculté de la raison, puisque c’est la raison elle-même, sa propre essence. Peut-être est-ce la conscience qui révèle à la raison son propre mode de fonctionnement par la réflexion, mais si tel est le cas, ces principes n’appartiennent pas à la conscience elle-même, mais à la raison qui s’observe par au travers de l’œil de la conscience. Il en irait de même en mathématique, si celle-ci pouvait se fonder elle-même, où la quantité ne serait plus posée comme axiome, la mathématique deviendrait présente à elle-même.

 

Le fonctionnement de la logique pure ayant été montré au travers de l’instrument déductif, absolument certain et valide, et de ses principes fonctionnels qui lui appartiennent en son noyau même sans devoir être fondés autrement que par leur existence de fait, la raison ayant dévoilé même ses secrets lorsque celle-ci devient spéculative, parfois modérément, sous le travers de l’induction, une autre partie reste à étudier: les idées; celles-ci étant notamment plus influentes avec la présence de l’induction impliqué par le sens.

 

1.1.4 La nécessité de définir les idées

L’idée est un élément de signification composé par les propriétés qui lui sont associés. La signification de l’idée est fondamentale pour la logique, car c’est à partir de celle-ci que le raisonnement est possible. Le raisonnement se fonde sur les associations de propriétés communes entre les variables. Le sens qui définit les propriétés doit donc être strictement rigoureux. Une définition floue conduirait à associer plusieurs objets à une idée plutôt qu’un seul, provoquant des confusions possibles dans l’enchaînement logique. La définition en elle-même n’est pas une simple suite d’exemples, surtout pour une notion commune. Si l’on définit la « beauté » par une « belle femme », la notion générale se trouve aussitôt réduite à un cas particulier. La bonne définition, au contraire, est la délimitation de l’universel qui regroupe l’ensemble des particuliers possibles. Cette nécessité de la définition stricte, univoque et complète, n’est autre que celle du principe logique d’identité qui permet la stabilité des variables dans les longues suites d’enchaînements démonstratifs.

 

La nécessité de définir les idées provient également de la finalité d’enraciné la réalité dans la logique par la description des objets réels en termes de propriétés que la logique peut intégrer. C’est approcher la logique de la vérité par l’introduction inductive d’éléments réels. C’est aussi approcher l’essence profonde la logique comme duplication abstraite de la réalité. Ainsi, par la définition des idées, s’acquiert la stabilité et par conséquent la validité, mais aussi la duplication et donc la vérité.

 

Ainsi, la raison constituée par une logique aussi certaine que les mathématiques, procédant par démonstrations déductives infaillibles et définitions strict est-elle assurée d’essuyer toutes critiques possibles. Du moins en apparence, puisque les irrationalistes ont développés plusieurs arguments contre elle.

Par MASSON Alexis - Publié dans : Philosophie
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Mercredi 29 août 2007

ESQUISSE D’UNE THÉORIE DE LA CONNAISSANCE
ET D'UNE ONTOLOGIE D’UN ESPRIT DIVIN

1. Les facultés d’un esprit divin.

Un esprit divin, telle que par exemple le démon de Laplace, serait parfait en toutes ses facultés. Sa perception, son intelligence, sa mémoire et son imagination ne connaîtraient aucune limite intrinsèque.

Sa perception parfaite lui permettrait de sentir l’univers dans sa totalité et dans ses moindres détails, de sorte que ni l’espace ni le temps les plus éloignés ne se présenteraient pas à sa conscience. Cette qualité est nommée omniscience. Face à cet esprit divin, tout lui serait présent et proche, ainsi celui-ci serait intemporel et omniprésent. Le temps n’ayant d’effets sur lui, l’esprit divin serait intemporel et éternel. Aucun espace ne lui étant éloigné, il serait également infini spatialement.

Mais bien qu’il connaîtrait toutes les choses particulières qui composent l’univers, la compréhension des choses lui échapperait s’il n’avait également une intelligence. C’est en effet de l’intelligence que provient la compréhension des choses, par la démonstration des liens logiques qu’elles entretiennent entre elles. Une intelligence parfaite ne commettrait jamais d’erreur de logique, et respecterait celle-ci en chaque occasion, en l’appliquant à toutes ces connaissances. Sa connaissance deviendrait alors un système logique organisant l’ensemble des connaissances sensibles acquises. Sa connaissance parfaite des lois générales lui viendrait de l’induction, par la généralisation de la totalité des cas particuliers exhaustivement connus. L’induction égalerait alors la déduction dans sa certitude et sa nécessité: l’induction à partir d’un ensemble exhaustif d’une loi générale serait aussi bien assurée que la déduction d’un cas particulier à partir de la loi générale.

Sa mémoire et son imagination seraient identiques à sa conscience totale de l’univers. En effet, dans la mesure où cet esprit divin est intemporel, sa mémoire ne serait pas la collection des états de conscience passés, mais l’état de conscience qui lui est éternellement présent, avec la collection systématiquement organisée des perceptions que celle-ci comprend. De même, l’imagination étant le produit de divers éléments sensibles assemblés en fonction de possibilités envisagées par l’intelligence, l’intelligence de cet esprit divin étant parfait, il ne supporterait pas les contradictions possibles avec l’univers réel que présenterait la projection de son imagination: son imagination et sa conscience s’égaliseraient donc en la perception systématique organisée de la totalité de l’univers.

En d’autres termes, un esprit divin absolument parfait ne serait être autre chose qu’une duplication mentale systématisée et éternelle de la réalité concrète.

 2. Les conséquences ontologiques pour un esprit divin.

Si à ce même esprit divin venait l’envie de construire une théorie ontologique, c’est-à-dire de la structure de la réalité en elle-même, celle-ci serait assurément favorable à l’identité numérique des objets dont il affirmerait la discontinuité et l’éternité, il serait de plus réductionniste et déterministe.

L’esprit divin serait doté d’une intelligence absolue. Il aurait donc en horreur la contradiction et la confusion. Cela signifie que, pour chacun objet, l’esprit divin le verra comme absolument unique en percevant la totalité des propriétés qui le particularisent, plutôt que partiellement, risquant ainsi de le confondre avec un autre. Or parmi ces propriétés, il y a la position spatiale et temporelle. Si l’on retire ces deux propriétés, deux objets de même apparences seraient indiscernables l’un de l’autre pour l’intelligence. L’esprit divin reposerait donc son ontologie sur le principe de l’identité numérique, selon laquelle un objet est définit par la totalité de ses propriétés, y compris sa position spatiale et temporelle.

Cela a pour conséquence que cet esprit divin serait discontinuiste. En effet, puisque la position dans le temps et dans l’espace définit l’objet aussi bien que ses autres propriétés, alors ce qui apparaît pour un homme comme le vieillissement d’un objet apparaîtra à cet esprit divin comme une simple succession de plusieurs objets différents bien que semblables et proprement uniques à chaque instant. L’esprit divin étant éternel, il les verra comme contemporains les uns aux autres, appartenant chacun une tranche temporelle, c’est-à-dire à un espace non pas vertical mais horizontal, de tel sorte que le temps soit semblable à une ligne discontinue, ou encore à la pellicule d’une vidéo divisées en autant de cellules que d’instants.

L’esprit divin affirmera en outre que les objets sont éternels, eux aussi, bien que prisonniers dans un instant temporel. Le temps se trouvant spatialisé, tout comme la pellicule vidéo, bien que pour le téléspectateur les images défiles et deviennent aussitôt passée, en réalité elles restent existantes et présentes, mais devenues cachées pour celui-ci. A cet esprit divin et éternel, qui plus est omniprésent et omniscient, rien ne pourrait être caché, tout lui sera donc éternellement perceptible, et tout sera ontologiquement éternel à ses yeux.

Chaque objet étant défini par ses propriétés, dont l’espace et le temps, qui le particularisent absolument, il ne sera rien de plus que la somme de celle-ci. Ainsi, si toutes ses propriétés lui sont retirés, il n’est plus rien, puisqu’un sujet sans espace, sans temps, et ne possédant aucune propriété n’est qu’un néant vide sans substance, sans dimension, sans persistance, sans cause, sans sensibilité et sans effet. De là, il s’ensuit que si un objet est la somme de ses propriétés, alors il n’y a qu’un degré de réalité entre toutes les échelles possibles: l’univers est réductible à ses galaxies, elles-même réductibles à ses astres, et ainsi de suie jusqu’aux atomes et particules. De même, une pensée précise est réductible aux états physiques précis du cerveau, portant en leur particularité la particularité elle-même de chaque pensée, états eux-même réductibles à leurs particules précises. De même, dans un mot précis et particulier n’est que la sommes de ses lettres particulières, de sorte que dans le mot « divin », le premier « i » soit lui-même porteur d’un sens différent que le second « i », tout deux particularisés par leur position. L’esprit divin ne supporte que ce qui est à la mesure de ses facultés, c’est-à-dire totalement rationnel, et ici, que toute totalité ne soit que la somme de ses parties.

La puissance de son intelligence le conduira également à une ontologie déterministe: tout objet est définit par ses causes. Chaque tranche de temporalité, chaque instant sera la conséquence de sa précédente; faute de quoi il laisserait entrer du hasard dans son intelligence, c’est-à-dire de l’irrationalité. Cet esprit puissant est en effet capable de prévoir le futur, tout comme de voir de le passé, à partir d’une tranche de temps quelconque, connaissant la position de chacun des objets et de toutes les lois qui les régissent. Le hasard définit l’absence de totale définition de l’avenir des objets en fonction de leurs causes. Admettre le hasard reviendrait donc, pour cet esprit divin, à lui retirer la perfection de sa compréhension du monde, qui ne serait plus soumis à des lois strict, et reviendrait par la même à nier l’hypothèse de la perfection de son intelligence capable de saisir chacun des détails de l’univers le plus méticuleusement.

L’hypothèse d’un esprit divin entraîne irrémédiablement donc une implication ontologique, conséquence logique de cette hypothèse. La solidarité entre l’esprit divin et ses conséquences ontologiques empêchent de concevoir le premier sans les secondes. S’il y a un esprit divin doté de facultés parfaites, alors la réalité répond au principe d’identité numérique, de discontinuité, éternel, réductionniste et déterministe.

Par MASSON Alexis - Publié dans : Théologie
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Vendredi 24 août 2007

Signification et Symbole
Ou
Pensée et Tradition

 

Si le christianisme connaît un affaiblissement important, c’est probablement que en son sein, le symbole a emporté une victoire sur la signification. La tradition est le nom de cette victoire. Elle est le présent figé dans l’histoire: la tradition s’attache au symbole que le passé a construit et lui voue un culte; le symbole devient alors immuable, car c’est celui-ci qui est l’étalon de mesure de la vérité. Au contraire, la pensée qui s’attache à la signification est cette lutte incessante contre la tradition. La pensée - ici dans le christianisme: la théologie - est une interrogation et une réflexion sur le sens le lui-même qui est associé au symbole. Le symbole est vide en lui-même, c’est la signification qui l’explique, qui délivre un message. « Jésus est mort sur la croix »: en soi, c’est un propos purement factuel, il ne dit rien. En revanche, que cela signifie : « Il est mort pour que, par la grâce, les pécheurs soient pardonnés », voilà qui lui donne un sens. Or c’est dans le sens qu’appartient l’universalité, et non dans le symbole qui est toujours particulier. Que Jésus soit mort et ressuscité, c’est un fait historique et particulier, qui ne se vit pas aujourd’hui. En revanche, la signification n’est pas particulière, elle est universelle, et c’est en cela qu’elle peut nous toucher aujourd’hui: « Jésus est mort pour tous, donc aussi pour moi ». Le symbole seul ne concerne que Jésus, mais la signification touche mon propre rapport et celui de tous les hommes à Jésus. Le christianisme s’affaiblit, parce qu’il ne signifie plus rien: il s’attache par la tradition au symbole, il la défend corps et âme en perdant l’esprit, c’est-à-dire la signification profonde de son sens. C’est là le danger constant que court la liturgie: se suffire à elle-même sans fondement théologique. Lorsque les croyants ne comprennent plus la signification du christianisme, ils deviennent idolâtres (du grec image), ils s’attachent à l’image, au symbole. Enfermés dans cette particularité, le monde laïc ne peut plus que leur tourner le dos, parce que le symbole ne les touche plus. Démissionner devant la signification du christianisme, que recherche la théologie, c’est démissionner devant l’annonciation de l’Évangile. Il y a donc une lutte entre la tradition et la pensée; la religion en soi ne peut supporter la tradition, le christianisme profond et sincère ne peut voir la tradition pure que comme nauséabonde: ce qui importe véritablement, c’est la foi qui sécrète en son sein le sens de Dieu. Le sens approche de Dieu, mais le symbole seul l’éloigne. Un véritable christianisme ne peut être que vigilant envers la tradition en cherchant toujours à la vivifiée par la signification théologique.

Par MASSON Alexis - Publié dans : Théologie
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Mercredi 14 mars 2007

La pensée judéo-chrétienne prend ses racines dans trois sources : la foi, la théologie positive, la théologie spéculative. La foi et la théologie positive sont unifiés, mais la théologie spéculative est la source des divisions du fait de son caractère irrationnel.

 

La foi est intégralement constitué par la Révélation personnelle de Dieu au croyant. Elle se manifeste sous la forme d’un axiome affirmant l’existence de Dieu. En tant qu’axiome, celle-ci est a-rationnelle mais structure la raison, c’est-à-dire qu’elle n’appartient pas au champ d’application soumis à la raison car elle est antérieure et structure celle-ci comme tout axiome, que ce soit le principe d’identité, de non-contradiction ou du tiers-exclu. La foi est d’origine divine, car si celle-ci était d’origine humaine, il procéderai de la raison et lui serait soumise, la raison parviendrait alors à déterminer l’existence ou non de Dieu ce que Kant à démontré impossible.

 

La théologie positive est le noyau commun à toutes les confessions du judéo-christianisme. Il s’agit des éléments univoques révélés par Dieu au monde par les écritures. C’est-à-dire qu’en tant que tel, il est possible de produire une science théologique assurée par les parties univoques de la Révélation, que l’on croit ou non en Dieu. Par exemple, la théologie positive nous apprend que le Dieu chrétien est Tout-Puissant, car cela est textuellement univoque. Si une personnalité se refusait à reconnaître cette vérité, elle ne pourrait être dit chrétienne puisqu’elle s’oppose aux fondements même qui définissent le christianisme.

 

En revanche, la théologie spéculative est au contraire le lieu de luttes acharnées et si peu assurées qu’elle a provoqué la division de la chrétienté en de multiples confessions. Chacune des confessions défend sa théologie spéculative par l’argument d’autorité illégitime du dogme. En effet, toutes les parties de écritures ne sont pas univoques, mais certains sont équivoques, soumises à l’interprétation, or rien n’assure qu’une interprétation ait une valeur de vérité supérieur à une autre. Par conséquent, ce n’est que par l’illégitimité du dogme que les églises affirme vrai ce qui n’est que probable. C’est par exemple le cas de Marie dont l’importance donnée par les catholiques est inverse à celle donnée par les protestants, alors que les écritures n’assurent analytiquement rien sur celle-ci. Certaines confessions, pour s’assurer la soumission aveugle des croyants, affirment l’inutilité de la raison : il s’agit là pourtant là d’un raisonnement, qui plus est abusif, reposant sur une certaine métaphysique du christianisme qui prétend à une incommensurabilité entre la raison humaine et divine. Le chrétien positif s’écartera de la raison déchaînée et boiteuse des irrationnels dogmatiques, qui ne sachant pas utiliser convenablement leur raison, la laisse prendre part à la poésie et à l‘opinion. Le chrétien positif au contraire, restreint sa raison à ce qu’elle peut saisir et laisse dans le doute ce qui est douteux.

 

Un chrétien positif est un chrétien rationnel : il admet pour axiomes ceux de la logique et de la foi (révélé personnellement par Dieu). La raison analyse les écritures et affirme pour absolument vrai ce qui est univoque. En revanche, le chrétien positif se refuse strictement, par la puissance de la raison, à dogmatiser les interprétations des équivocités. Il prend en effet les interprétations pour probable, mais non davantage. La chrétien positif n’a pas de confession attitré donc, même si celui-ci fréquente une confession particulière, c’est toujours avec l’esprit critique qui lui permet d’échapper aux eaux troubles d’une raison qui dépasses les limites de son champ d’application par la dogmatisation de l’incertain.

Par MASSON Alexis - Publié dans : Philosophie
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Mercredi 21 février 2007

Spinoza semble confondre Dieu et l'Être (au sens de Parménide). Il n'est pas assuré qu'il s'agisse bien de deux réalités identiques, bien que la définition de Spinoza permet de les confondre. D'ailleurs, Dieu est la nature sous l'espèce de l'éternité, comme chez Parménide. Devrions-nous en toute rigueur ajouter une propriété à Dieu : le fait d'avoir une volonté.

Par MASSON Alexis - Publié dans : Période Athée
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