Texte Libre

Dimanche 23 juillet 2006

Une parabole : "Il y avait un homme riche qui avait beaucoup de pain, suffisament pour vivre sans travailler. De plus, il était suffisament intelligent pour voler celui des pauvres. Il était en complète autosuffisance. Mais un jour, il apprit que tout pain produit sur la terre de son pays donnait une mort lente, à peine perceptible au début. Cet homme qui lui révela cela était un médecin étranger, bon et pardonnais dans sa redistribution de pains sains toutes les fautes commises au paravant. Imaginez donc la faiblesse dans laquel se retrouve l'homme qui fut riche. Il avait vécu avec la ceritude d'être riche, certes, maintenant sa santé était sauvée... mais il n'avait plus la puissance illusoire d'antant".

Dans cette parabole, le riche sait que sa santé est donné par le medecin, qui par ailleurs lui la donne en lui pardonnant ses actes envers les pauvres. Il est convertit, parce qu'il change de nature. Il était riche, il devient pauvre. Mais les pauvres eux-mêmes sont-il convertis ? Non, ils fonctionnent toujours sous le même mode de pensée, et c'est pour cela qu'ils sont joyeux. Ils en voulaient plus, eux qui était volés, ils en auront plus, la santé avec. Le Messie est celui qu'ils attendaient déjà... rien n'a fondamentalement changé dans leur vision.

Mais le riche lui, croyez-vous qu'il a été facile à convaincre ? Le Médecin à dut lui montrer ses connaissances médicales pour lui montrer qu'il allait mourrir. A celui-ci, le Médecin s'est imposé, parce que le riche ne voulait pas perdre sa puissance. Le Médecin pensait à la santé du riche, le riche pensait à sa richesse présente.

Le riche est le seul véritable convertit. Les autres ont eu ce qu'ils voulaient. Mais le riche à un avantage : le Médecin lui a donné sa science, alors que les pauvres ont cru sans avoir la pleine connaissance du médecin.

"Mais du même pays que ce médecin étranger virent d'autres médecins qui espéreraient eux non pas la santé mais le profit. L'ancien riche leur demandera des explications et n'y croira pas, parce qu'il connait la science médicale. Mais les pauvres eux verront qu'ils pourront acheter un pain moins cher et ils préferont acheter ce pain pensant que c'est le même à moindre prix. C'est pour cela que l'ancien riche est un véritable convertit. Les autres, les anciens pauvres vont et viennent en fonction des propositions plus ou moins avantageuses de médecins mal veillants qui officient tous sous le même nom."

Cette parabole est la vérité, que celui qui a des oreilles entende. Amen.

Par MASSON Alexis - Publié dans : Théologie
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Samedi 22 juillet 2006
J'oubliais, très brièvement, une pensée fondamentale sur le Mariage qui touche exclusivement les chrétiens et non les athées : les enfants sont eux aussi unis dans le lien du mariage qui touche leur parents. C'est pourquoi ils doivent se détacher de leur parents pour s'attacher à leur femme (Genèse). C'était juste une petite note que je redévelopperai plus tardivement, afin que je ne l'oublie pas.
Par MASSON Alexis - Publié dans : Théologie
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Vendredi 21 juillet 2006

Cet article a été écrit à l'occasion d'un débat sur les forum de TopChrétien. Je publie ma réponse ici afin que les visiteurs puissent également la connaître.

dan 26 a écrit:

La pluralité des religions, monothéisme, polythéisme, panthéisme, animisme n'est elle pas la démonstration que celles ci ont été crées par les hommes pour dominer certains, et surtout pour donner une réponse à l'angoisse face à la mort. Si une religion a raison les autres se trompent comme est ce possible?

1. Il est faux de penser que la religion efface l'angoisse de la mort. Au contraire, la religion créé cette angoisse (Cf Kierkegaard). Un véritable athée ne connait pas cette angoisse (Cf Schopenhauer). La croyance en la vie après la mort suppose une métaphysique de la relation entre une plurialité des mondes (ce qu'a critiqué Nietzsche), cette métaphysique est la création de la religion. Un athée qui ne croit pas à la plurialité des mondes (par exemple l'Hadès, la vie terrestre, le Royaume de Dieu, la Géhenne etc...) ne peut pas de fait s'interroger sur ses conditions posthumes.

2. L'argument de la domination des masses à été employé par Nietzsche et Marx. Il est tout à fait vérédique que la religion a été employée dans ce sens, le christianisme lui-même était fortement politisé dans l'Empire Romain. Mais la mauvaise utilisation d'une structure ne suppose pas que celle-ci soit en elle-même mauvaise. L'eau me permet de vivre, et pourtant elle peut être un vecteur de prolifération d'armes chimiques. Cela ne signifie pas pour autant que l'eau est en soi mauvaise.

3. De plusieurs propositions contradictoires (qui partages quelques éléments en commun) ou contraires (qui n'ont rien de commun), si l'une est vraie alors il est nécessaire que les autres soient fausses. C'est de la logique aristotélicienne.

4. La pluralité des religions a plusieurs interprétations :
A. Toutes ont la même source qui a subis des interprétations diverses.
B. Il y a différentes sources, donc différents dieux.
C. Aucune n'ont de sources, elles sont purement humaines.
D. Il n'y a qu'une seule source et une seule religion la possède.

La solution A est erronée, car les trois monothéismes prétendent à une révélation direct. Soit ils sont vérédiques, et la solution est fausse. Soit un ou plusieurs mentent sur la nature de la révélation.

La solution B s'oppose à la notion de Dieu. S'ils y a plusieurs Dieu aucun n'est Dieu mais des esprits car tous voient leur puissance limité par leur prochain. (Pour rappel, dans le christianisme, Dieu n'est pas limité par le Diable puisque Dieu est celui qui gouverne tous les éléments, y compris le Diable).

La solution C est probable, car l'on peut recréer la conception de Dieu à partir d'éléments "naturels". Dieu a notament servis chez Aristote et Descartes comme principe d'explication contre la régression à l'infini des causes. A noté que la régression à l'infini des causes pose un problème uniquement suite à une erreur logique : il est faux de croire que tout à un début et une fin, c'est tout à fait aprioriquement que l'on fait des découpages temporelles dans la réalité. Un véritable athée se doit d'admettre la régression à l'infini des causes.

La solution D est possible. Les autres religions sont alors issues de la solution C et A. Une seule religion est dans la vérité, les autres se sont construites en rapport à celle-ci (les musulmans par rapport au judéo-christianisme) ou ont connus un développement séparés (polythéismes face au judéo-christianisme).

Par MASSON Alexis - Publié dans : Philosophie
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Vendredi 21 juillet 2006

J'ai publié cet article à l'occasion d'un débat sur les forum de TopChrétien. L'illustration humoristique est tirée du site chrétien  www.thebricktestament.com.

 

Le terme "tolérer" vient du latin tolerare qui signifie "supporter", c'est-à-dire qui admet sans pour autant s'accorder, de la même manière que l'on supporte la douleur : on reste stoïque sans pour autant l'apprécier. "Supporter" lui-même vient est composé de deux sens tout à fait explicites : d'une part, le terme vient du latin supportare qui signifie "porter sous, transporter" et d'autre part du français à partir du XVe siècle ou il prend le sens de "subir" et "endurer". En d'autres termes, la tolérance à en elle l'idée de préserver ce qui conduit à celle-ci, voir même de manière tout à fait masochiste de la "supporter" au sens de soutenir ce que pourtant l'on déprécie. L'idée de conserver l'objet de la dépréciation est intrinsèque à l'idée de tolérance : celui qui tolère une situation désagréable ne fait rien contre, et de par la même il contribue à sa persévérance.

 

Le christianisme est-il tolérant ? Jésus a-t-il affirmé qu'il fallait être tolérant ? Dans de nombreux passages, Jésus rappel que le christianisme ne fait pas de compromis du type "Celui qui n'est pas avec moi est contre moi" (Luc 11.23), "Ainsi, parce que tu es tiède, et que tu n'es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche" (Apocalypse 3.16), ou encore le fameux "N’allez pas croire que je sois venu apporter la paix sur terre, je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive. Car je suis venu opposer l’homme à son père, la fille à sa mère et la bru à sa belle-mère : On aura pour ennemis les gens de sa famille." (Matthieu 10.34-37). Or, la tolérance est justement le compromis : la tolérance admet bien qu'il y ait une opposition, mais au lieu de lutter contre elle, on la soutient.

 

La démocratie est un exemple de tolérance : les différents partis ne s'entendent pas sur la manière de gouverner, pourtant, aucun d'entre eux n'irai tenter d'annihiler l'autre. La démocratie veut que le dialogue réconcilie les parties, que de la désunion naisse l'union par des compromis et l'équilibre des positions. Or Jésus, on le voit, n'annonce pas de compromis, il y a différentes positions et Dieu en souverain infini ne dialogue pas avec l'ennemi, puisqu'il va vaincre l'ennemi à la fin des temps. Dieu veut annihiler ce qui s'oppose à lui. Il n'y a pas de démocratie entre Satan et Dieu, Dieu est seul souverain, il est Roi, le Roi des Rois.

 

L'intolérance n'est pas dans le fait de distinguer deux partis, puisque la tolérance fonctionne à partir de cette division. L'intolérance est de le fait qu'une des parties veut annihiler la seconde.

 

Mais la où il faut bien saisir ce que signifie le terme "intolérance", c'est qu'il ne dit pas comment il faut annihiler son ennemi. Matthieu 5.38-48 nous dit que c'est par l'amour que l'on détruira l'ennemi, tout simplement parce que l'ennemi est haine. L'amour, c'est l'opposé de la haine, c'est ce qui détruit celle-ci, de la même manière que l'eau éteint le feu. L'amour n'est pas de la tolérance, contrairement à ce que nombre de chrétiens pensent. L'amour est une profonde intolérance, c'est une véritable arme de guerre et d'usure contre l'ennemi. Si Jésus dit que lorsqu'on reçoit une gifle sur une joue, il faut tendre l'autre joue, cela signifie que l'on ne doit pas répondre par la haine, sinon c'est l'ennemi qui gagne. Si la haine me remplis, je suis du côté de Satan. Si je ne doit pas répondre par une gifle, c'est justement pour mon intolérance envers l'ennemi : je ne le tolère pas la haine, je vais donc la laisser s'épuiser face à mon amour. Jésus est un stratège militaire, sa tactique est la guerre d'usure. Le Diable emploie beaucoup de moyen et de force, mais il s'épuise vite.

 

Le Christianisme n'est pas donc pas tolérant, bien au contraire. Le Christianisme est intolérant, mais son arme est l'amour et non la haine.

Par MASSON Alexis - Publié dans : Théologie
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Dimanche 16 juillet 2006

Par MASSON Alexis - Publié dans : Autre
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