Texte Libre

Mercredi 28 juin 2006

Le mariage est probablement l'institution la plus violemment profanée par ceux qui se prétendent chrétiens. Que le mariage soit l'objet de blasphème parmi les athées, semble aller de toute logique ; mais les philosophies égocentrées et humanistes des pseudo-chrétiens violentent tout autant la Parole. Il est vrai que Christ a dit : « Le Royaume des cieux est encore comparable à un filet qu’on jette en mer et qui ramène toutes sortes de poissons. Quand il est plein, on le tire sur le rivage, puis on s’assied, on ramasse dans des paniers ce qui est bon et l’on rejette ce qui ne vaut rien. Ainsi en sera-t-il à la fin du monde : les anges surviendront et sépareront les mauvais d’avec les justes, et ils les jetteront dans la fournaise de feu ; là seront les pleurs et les grincements de dents. » (Matthieu 13.47-50). En d’autres termes, l’Église draine des chrétiens injustes en son sein, mais à la fin des temps, ils seront séparés d’avec les justes. Beaucoup grinceront des dents au jour du jugement, regrettant d’avoir écouté les philosophies humanistes et leurs pulsions perverses plutôt que l’autorité et la sagesse de Dieu. Que Dieu pardonne ceux qui auront profané l’autorité ! Amen !

 

Nous ne pouvons pas être marié à n’importe quelle femme

 

Les philosophies athée et humaniste du « choix » du conjoint ont pervertit nombre de chrétiens, jusque dans les institutions ecclésiastiques. Selon ces profanes, un chrétien peut choisir de se marier avec n’importe quelle chrétienne ou athée avec son consentement, selon son choix. L’erreur n’est pas de penser que l’on peut se marier avec une athée, car le mari ou la femme peuvent justifier leur conjoint par leur foi en Christ. L’erreur est de penser que l’on peut choisir librement son conjoint. Dieu n’a pas voulu que des couples se forment pour seulement vivre heureux, avoir des enfants et une belle maison. Dieu à créer pour Adam, c’est-à-dire en hébreu, « l’homme », Ève, afin qu’elle lui soit une aide. Le mariage à une finalité, celle de produire une oeuvre quelque soit-elle. Ève n’a pas été créée pour Adam, afin de lui apporter plus de gaieté, non, il s’agit d’une aide. Adam et Ève sont un couple qui doivent produire quelque chose : dans ce cas-ci, Adam travaillera la terre, Ève fera des enfants. On ne peut donc choisir n’importe quel conjoint, il faut un conjoint avec lequel on puisse être productif. Un couple improductif serait comme ce figuier stérile dont parle Jésus : « Voyant un figuier près du chemin, il s’en approcha, mais il n’y trouva rien, que des feuilles. Il lui dit : Jamais plus tu ne porteras de fruit ! A l’instant même, le figuier sécha » (Matthieu 21.19). Dieu ne fait rien en vain, le mariage a également une finalité. Pour que des fruits soient produit, il faut une bonne terre et une bonne plante. On peut toujours avoir de l’espoir que l’ensemble ne soit pas mauvais, Christ est patient : « Un homme avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint y chercher du fruit et n’en trouva pas. Il dit alors au vigneron : Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier et je n’en trouve pas. Coupe-le. Pourquoi faut-il encore qu’il épuise la terre ? Mais l’autre lui répond : Maître, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche tout autour et que je mette du fumier. Peut-être donnera-t-il du fruit à l’avenir. Sinon, tu le couperas » (Luc 13.6-9). Mais si la plante est mauvaise, elle ne donnera rien, de même que la graine qui tombe à l’ombre d’une pierre. L’homme ou la femme doivent être associer au bon conjoint afin d’être productifs dans le mariage.

 

L’union doit suivre la volonté de Dieu

 

La finalité productive du mariage est reniée par les idéologies humanistes qui voient dans l’homme seul la finalité. Le mariage ne doit pas assurer son propre bonheur mais doit servir la volonté divine. Nous n’avons pas une femme uniquement pour l’affinité sentimentale ou physique, le couple n’a pas pour objectif premier son propre bonheur, mais la volonté divine : « Si quelqu’un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, ses sœurs et même à sa propre vie, il ne peut être mon disciple. » (Luc 14.26). Dans le mariage lui-même, l’homme doit préférer Dieu à sa femme, et la femme doit préférer Dieu à son mari, car c’est en préférant Dieu plutôt que ses propres envies que l’on peut être son disciple, faire sa volonté. Choisir une femme par seul intérêt pour elle est un orgueil qui consiste à mettre ses envies devant celles de Dieu.

 

La volonté de Dieu n’est connaissable que par Dieu lui-même

 

D’autres idéologies humanistes entraînent le christianisme dans la décadence. C’est le cas de celles qui prétendent pouvoir connaître ce qui est bon ou mauvais et ainsi pouvoir agir dans la volonté de Dieu. De même, on pourrait dire que telle ou telle femme semble être une bonne chrétienne, ou que tel ou tel homme semble juste pour pouvoir être marié à lui. Mais Jésus ne dit-il pas : « Il ne suffit pas de me dire : Seigneur, Seigneur ! pour entrer dans le Royaume des cieux ; il faut faire la volonté de mon Père qui est cieux. Beaucoup me diront en ce jour-là : Seigneur, Seigneur ! n’est-ce pas en ton nom que nous avons prophétisé ? en ton nom que nous avons chassé les démons ? en ton nom que nous avons fait de nombreux miracles ? Alors je leur déclarerai : Je ne vous ai jamais connus, écartez-vous de moi, vous commettez l’iniquité ! » (Matthieu 7.21-23). Faire ce qui est bien ou mal ne dépend pas des oeuvres elles-mêmes, mais de leur conformité à la volonté de Dieu. Il est possible d’être prophète, de faire des miracles, mais sont-ils dans la volonté de Dieu ? Il est possible de voir une personne qui semble être idéale pour une vie chrétienne, mais s’unir à elle est-ce dans la volonté divine ? L’homme ne connaît pas ce qui est bien ou mal, il faut pour cela une révélation de la volonté divine, c’est pourquoi Dieu dira à ceux qui auront fait des miracles en son nom sans connaître sa volonté « Je ne vous ai jamais connu. » Dans la Bible, le terme « connaître » a une signification légèrement différente de celle d’aujourd’hui : il ne s’agit de connaissance théorique mais pratique. Ce n’est pas théoriquement que Adam connu Ève pour avoir des enfants. Il faut également bien lire de passage de la pomme d’Adam. Dieu prévient Adam de ne pas manger la pomme de la connaissance sinon il mourra, mais il ne mourra pas d’une connaissance théorique, il mourra de la connaissance du mal, c’est-à-dire de l’expérience du mal. Dieu ne veut pas maintenir Adam dans l’ignorance, au contraire, il le préviens des dangers qui l’attendent. Lorsque la parole dit : « Je ne vous ai jamais connu », cela signifie qu’elle n’a jamais fait l’expérience de soi. Or pour connaître la volonté divine, il ne suffit pas de prononcer le nom du Christ, il faut faire la volonté de Dieu, et pour cela, il faut faire l’expérience du Saint Esprit, de la révélation divine. Il ne suffit pas d’être baptisé du Saint Esprit, mais que le Saint Esprit vienne particulièrement affirmer sa volonté. La révélation est la seule manière de connaître la volonté insondable de Dieu. Bien des illustres baptisés du Saint Esprit ont été dans l’erreur parce qu’il ne connaissait pas la volonté de Dieu pour une question particulière. Dans les Actes des Apôtres, Luc écrit même que les Anciens pourtant baptisés du Saint Esprit n’ont pas reconnus Paul pourtant baptisé et devenu chrétien, et qu’il fallut l’intervention de Barnabas pour que les peurs s’apaisent (Actes 9.26-27) ; alors comment prétendre qu‘un chrétien puisse reconnaître la femme que Dieu veut pour lui ? Seul le Saint Esprit peut révéler l’union de deux personnes dans la volonté de Dieu. La femme ou l’homme avec lequel Dieu nous marie est donc révélé par le Saint Esprit.

 

Seul le Saint Esprit informe avec certitude de notre conjoint

 

Certains chrétiens, plus superstitieux que chrétiens, pensent qu’une révélation peut se produire sous forme de signe. Ainsi, un individu x, ayant des sentiments pour un individu y, énonce une formule du type : « si y est la personne que Dieu veut pour moi, alors qu’il se produise un évènement z ». Ce genre d’énoncé ne constitue pas une révélation. Tout d’abord, parce qu’il est possible que x demande dans le même temps un évènement non z. Par exemple, si Alain et Aline marchent ensemble, et qu’un homme à vélo pressé devant eux risque de passer un feux orange, Alain peut demander que le vélo passe avant que le feu devienne orange si Aline est sa femme, et Aline peut demander que le vélo passe après le feu orange si Alain est son homme. Dans ce cas, Dieu ne peut pas répondre par un signe qui serait contradictoire, pire encore, on l’oblige à répondre. Demander un signe à Dieu est un acte d’orgueil qui consiste à presser Dieu de répondre. Alain et Aline donneront une signification à ce qu’ils ont vu, que Dieu est parler ou non, et ils attribueront à cet évènement une parole divine. D’autres chrétiens penseront que Dieu peut agir dans les sentiments. Mais comment distinguer les sentiments qui sont alors d’origine humaine et ceux qui sont d’origine divine ? Il n’y a donc qu’une révélation claire et explicite du Saint Esprit qui soit sûre, celles qui pourraient venir de signes ou des sentiments sont très délicates et incertaines quant à leur interprétation, même si ils sont possibles. Dans le cas des signes, plus objectif que les sentiments, il est amplement recommandable de multiplier les expériences et de garder un esprit critique.

 

Dieu ne donne qu’une seule femme

 

Des chrétiens à tendance humanistes ont cru pouvoir laisser un libre choix à l’homme en affirmant que Dieu donne plusieurs femmes au choix, ou de plusieurs solutions de rechange. Cette thèse qui fait de Dieu une agence matrimoniale est un pur blasphème contre le Saint Esprit. La thèse de la solution de rechange, ou du « deuxième train » prétend que si une personne manque la personne de sa vie, Dieu lui en propose une autre. La thèse elle-même est contradictoire : si la personne est la personne de sa vie, on ne peut pas la manquer et ne plus pouvoir se tourner vers elle. Si elle est la personne de sa vie, c’est qu’elle est réservée pour elle. Cette possibilité ne peut pas se dérober, ou alors c’est la personne d’un instant et non d'une vie... Ensuite, cette thèse suppose qu’il y ait plusieurs personnes adaptés à un profil qui soit dans la volonté de Dieu. Cela signifie que les personnes sont parfaitement égales, sans aucunes différences... ce qui évidement est impossible. Dieu veut ce qu’il y a de mieux pour chacun, or ce qu’il y a de mieux est unique. Dieu n’est pas une agence matrimoniale qui propose en fonction des stocks. Chaque individu est différent, avec tellement de propriétés qu’un tel ne peut ressembler parfaitement à tel autre. Pour que les propriétés d’une personne aillent avec celles d’une autre, la probabilité est déjà suffisamment faible pour qu’il y en ait plusieurs, à moins que Dieu ne construise des clones qui conviendraient parfaitement à un individu... L’idée même de laisser un choix est elle-même blasphématoire. L’homme doit être le serviteur de Dieu et non l’inverse. Ce n’est pas Dieu qui doit servir la clientèle d’une agence matrimoniale, mais l’homme qui doit être marié à une femme pour devenir un couple uni en Christ.

 

C’est Dieu qui marie et non l’homme

 

La base de toutes les idées humanistes chez les chrétiens vient de l’idée que c’est l’homme et la femme qui se marient. Le schéma traditionnel veut que l’homme et la femme se rencontrent, qu’il y ait des fiançailles, puis qu’ils fasse la démarche d’aller se marier à la maire et à l’église devant des témoins, selon les législations.

 

La première erreur consiste à croire qu'une institution peut marier ou officialiser un mariage. Dans l'Israël de l'Ancien Testament, il y avait bien une célébration du mariage par un banquet, une annonce du mariage aux hommes, mais le mariage est toujours antérieur. Il y a d'abord mariage (union des deux individus) puis annonce publique du mariage (qui par ailleurs n'est jamais religieuse). Pour rendre publique quelque chose, il faut bien que cela préexiste. Les premières communautés chrétiennes suivront ce schéma en ajoutant une bénédiction du prêtre. Mais une bénédiction n'est pas un mariage, le prêtre bénis seulement le couple qui est déjà marié, il ne va pas bénir quelque chose qui n'existe pas. La seconde erreur est de croire que le couple se marie lui-même, que c'est par son action qu'il se marie. Le fait d'aller à la mairie ou bien à l'église constituerait l'acte par lequel le couple se marie de sa propre oeuvre. Or, dans le premier cas du mariage par l'institution ou dans le second cas du mariage par l'acte du couple, c'est toujours quelque chose d'humain qui uni. Mais l'Ecriture dit : « Que l'homme ne sépare donc pas ce que Dieu a uni » (Matthieu 19.4). Ce n'est pas l'homme qui uni, c'est Dieu. Ce n'est pas non plus l'homme qui choisit puis Dieu qui approuve, sinon cela revient à dire que c'est l'homme lui-même qui uni et Dieu qui sert de chambre d'enregistrement. Dieu uni, c'est un pouvoir divin qui échappe aux hommes. Il y a deux types d'unions : l'union charnel et spirituel, et l'union du mariage par Dieu. Les deux unions ne sont pas identiques : la première est possible sans la seconde, c'est le cas des prostitués ou du viol. La thèse des certains chrétiens libertins selon lesquels l'union du mariage est la réunion des corps est fausse. Cependant, si elles ne sont pas identiques, l'union du mariage est suivit de l'union du corps et de l'esprit, puisque le mariage est suivit du rapport entre les conjoints. C'est Dieu qui uni, d'un pouvoir qui lui est propre, et c'est pourquoi l'homme ne peut pas casser cette union : « Si quelqu'un répudie sa femme et en épouse une autre, il est adultère à l'égard de la première ; et si la femme répudie son mari et en épouse un autre, elle est adultère » (Matthieu 10.11-12). Dieu uni et l'homme ne peut séparer, c'est pourquoi même après un divorce l'homme est dans l'adultère parce qu'il est toujours marié.

 

Le fait que Dieu marie deux individus va de soi lorsque l'on sait que le couple est composé par la volonté de Dieu dans le but de produire des oeuvres agréables à l'Éternel. En effet, si deux personnes pouvait se marier selon leur choix, alors que seul Dieu sait ce qui uni peut être bon, alors comment le couple pourrait-il être agréable aux yeux de Dieu ? Si deux personnes pouvait se marier après que Dieu est révélé les deux parties du couple, cela soumettrait le mariage également aux couples mal composés, alors que le mariage est un pouvoir divin. Dieu veut ce qui est bon pour nous, Dieu unirait-il deux personnes qui se sont mal choisies ? Ainsi, un couple voulu par Dieu est marié avant même d'entrer dans une institution, et un couple non voulu n'est pas marié, même s'il est entré dans une institution. Le fait que Dieu marie deux individus est encore plus évident avec ce verset : « Et moi, je vous dis : quiconque regarde une femme avec convoitise a déjà, dans son cœur, commis l'adultère avec elle. » (Matthieu 5.28). Si deux personnes se choisissent, alors elles sont obligées de commettre une adultère : désirer l'autre pour ensuite se marier avec elle, or le désir hors du mariage est une adultère. De même, si deux personnes après avoir reçues une révélation vont se marier, alors elle se désirent aussi l'une l'autre le temps précédant le mariage, qui est une adultère. Il faut donc que les personnes soient mariés dès que Dieu le révèle.

 

Contre ceux qui préfèrent la justice des hommes plutôt que celle de Dieu

 

Beaucoup de chrétiens pensent qu'il faut se soumettre aux institutions des hommes, en se référant à Romains 13, celles-ci étant hérité par Dieu. Toute rébellion contre les institutions sont une rébellion contre Dieu. Or, Pierre et Jean défient directement l'autorité des hommes au nom de Dieu (Actes 4.18-19 ; 5.29). De plus, Luther a lui aussi défié l'Église, qui pourtant est la plus susceptible des institutions d'être héritière de l'autorité divine. Faut-il être nécessairement catholique ? Une lecture littérale de Romains 13 imposerait que l'on soit juif, puisque le pouvoir religieux appartenait aux religieux israélites, en d'autres termes, si l'on veut se soumettre à Dieu, il faut renier Christ... Il va donc de soi que Paul dans Romains ne dit pas qu'il faut se soumettre à tout ce qui est humain, mais seulement aux véritables autorités. Il y a parmi les institutions de fausses autorités, seules celles qui viennent de Dieu et qui en sont héritières, nous devons nous y soumettre. Il n'y a d'autorité que donné par Dieu, toute institution qui se proclame autorité n'en est pas une, et elle est rebelle à l'ordre de Dieu.

 

Il est d'autant plus net que les institutions des hommes ne sont pas toutes voulues par Dieu, que le mariage dans de nombreux pays européens peut être homosexuel, et que la France est en passe de légaliser les mariages homosexuels. Dieu a-t-il voulu cela ? Dans Romains 13, il est écrit que celui qui fait le bien ne craint pas les autorités, si la justice humaine est dans toute son intégralité justice de Dieu, cela signifie que le mariage homosexuel est bon pour Dieu. Ce n'est pourtant pas ce que dit la Bible...

Par MASSON Alexis - Publié dans : Théologie
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Mercredi 7 juin 2006
Antoinette,
 
Tu as lu l'un de mes articles et je t'en remercie. Celui que tu as lu concernait l'évangélisation et tu m'a avoué qu'il était quelque peu complexe, je l'avoue. Dans cet article, je disais que l'évangelisation passait non pas par la Bible, mais par la raison. Voulant affirmer la limitation de la raison, tu m'a demandé ce que je pensais des versets suivants : Ecclesiaste 11.4-6 que j'ai élargit à 11.1-6. 
 
 
Jette ton pain à la surface des eaux, car avec le temps tu le retrouvera ; donnes-en une part à sept et même à huit, car tu ne sais pas quel malheur peut arriver sur la terre. Quand les nuages sont pleins de pluie, ils la répandent sur la terre ; et si un arbre tombe, au midi ou au nord, il reste à la place ou il est tombé. Celui qui observe le vent ne sèmera point, et celui qui regarde les nuages ne moissonnera point. Comme tu ne sais pas quel est le chemin du vent, ni comment se forment les os dans le ventre de la femme enceinte, tu ne connais pas non plus l'œuvre de Dieu qui fait tout. Dès le matin sème ta semence, et le soir ne laisse pas reposer ta main ; car tu ne sais point ce qui réussira, ceci ou cela, ou si l'un et l'autre sont également bons.  
 
 
L'Ecclésiaste est un texte très pessimiste, voir nihiliste. Il affirme à la fois l'utilité, et l'inutilité de tout, du type : il est utile de travailler afin de devenir riche, mais à quoi cela sert d'amasser des richesses pour les perdre le jour de la mort ; le travail est inutile car c'est un autre qui profitera. L'Ecclésiaste ruine toute "vanité" sur terre : celle du travail, de la sagesse, de la droiture, de la justice, de la crainte de Dieu, de la joie etc... rien n'est utile, car nous étions poussière et nous retournerons en poussière, les injustes vivent mieux que les justes. La vie est une grande déception qui ne vaut pas d'être vécue, sinon pour la luxure et la consommation... bien que cela soit encore inutile. Mais même la luxure et la consommation, l'injustice, l'oisiveté sont inutiles, car le jour de la mort, bêtes, justes et injustes retourneront tous en poussière dans la plus parfaite égalité.
 
Face à ce monde terrestre malheureux qui ne vaut la peine d'être vécu, il y a la crainte de Dieu et l'observation de ses lois qui permetteront aux justes d'être bien jugés. La vie terrestre n'est rien de bien, mais le Royaume de Dieu est le cadeau des justes.
 
Ici, Ecclésiaste 11.4-6 que tu cites, doit être élargit à tout le chapitre 11. Ce chapitre concerne la prévision, qui est elle-même contradictoire comme toutes les autres qualités, à la fois utile et inutile, qui comme toutes les oeuvres terrestres est vaine. 
 
Le début du chapitre 11, des versets 1 à 3, acclame la prévision, la logique et la permanence. En effet, si je lance mon pain à la surface des eaux, il est logique que je le retrouve plus loin. Je peux prévoir que je le retrouverai plus loin. De la même manière, si les nuages se remplissent, il est logique et prévisible que la pluie tombe ; ou encore si un arbre tombe, il reste à l'endroit ou il est tombé. Pourquoi changerait-il de place, si aucune causalité ne perturbe l'état des choses. Tout cela est donc facilement connaissable, car ce sont des choses simples et donc facilement prévisibles.
 
Mais il y a des choses qui bien que connaissable sont néanmoins difficilement prévisibles, justement parce qu'elles sont complexes, c'est-à-dire qu'elles demandent des considérations sur un grand ensemble d'éléments. Il est facile d'établir des relations logique simples, parce que Dieu à la même logique que nous, Dieu merci, car la sagesse c'est l'esprit de Dieu mis en notre coeur (c'est-à-dire cerveau). Ainsi, je sais facilement que si un arbre tombe, il ne va pas bouger, car je n'ai que l'arbre à considérer, rien n'intervient donc rien ne change. De la même manière, pour le pain jeté à l'eau, j'ai juste à considérer la vitesse de l'eau pour savoir ou le retrouver. Ce sont des raisonnements simples. Mais pour ce qui est du mouvement du vent, là c'est beaucoup plus complexe. La logique reste la même, en cela je peux le connaitre. Mais les éléments sont beaucoup plus nombreux, et donc difficilement prévisibles. Le vent est le produit de réaction atmosphériques très complexes, il est difficile de le prévoir si l'on use pas d'instruments précis. C'est ainsi que je peux connaître intégralement la forme logique de l'oeuvre de Dieu, mais non pas chacune de ses particularités. Du point de vue logique, tout est simple, mais du point de l'effectivité, là, l'oeuvre de Dieu est insondable, car elle est complexe et la mémoire est insuffisante.
 
Le verset 6 conclu cette parabole ainsi : étant donné que certaines des oeuvres de Dieu sont complexes et donc difficiles à prévoir, il est préférable prévoir l'imprévisible. En effet, faut-il semer le matin ou le soir ? Si cela dépend du vent, et que le vent est difficilement prévisible, il ne faut pas choisir l'un des deux, mais les deux, afin de s'assurer que la semence a été bonne.
 
L'Ecclesiaste 11.1-6 porte donc un jugement sur les prévisions. Elles sont composées de la logique formelle et de la connaissance des éléments en jeu. C'est l'image du déterminisme du physicien Laplace en quelque sorte : si l'on connaissait tout les éléments à un temps T1, et toutes les lois de la physique, alors nous connaissons déjà ce qu'il en sera au temps T2. Nous-mêmes, nous connaissons la logique, car nous la partageons avec Dieu. Cependant, nous ne connaissons pas tous les éléments qui composent l'univers, et par conséquent les prévisions sont difficiles.
 
Les prévisions sont donc très limités, et c'est ce que veut dire l'Ecclesiaste, comme il en va de toutes les qualitiés terrestres. Le travail est inutile, la justice, la sagesse mais aussi la prévision, car toutes sont limités... et seront perdu le jour de la mort. Les prévisions étant limités, il vaut mieux prévoir logiquement l'imprévisible, plutot que de se faire surprendre par les évènements.
 
J'espère que tu auras mieux compris le sens de l'Ecclesiaste, ainsi que du passage cité. J'espère que cette lettre te sera utile dans ta compréhension biblique et des problèmes philosophiques qu'elle pose. Les personnes chrétiennes aptes à saisir le sens profond de la Bible par la discussion sont rares, et c'est toujours une joie pour moi que d'ouvrir le dialogue avec elles. Je suis heureux que tu en fasses parti.

MASSON Alexis


Par MASSON Alexis - Publié dans : Correspondance
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Lundi 5 juin 2006

De toute part, aussi bien du côté des « athées » que du côté des « chrétiens », une asystématicité latente règne : il n’y a pas d’harmonisation entre chaque partie de la théorie, ce qui conduit à des objections invalide contre la position adverse incomprise.

 

Nombreux athées ne sont pas ce qu’ils ce qualifient être en associant cette position à l’humanisme. L’athéisme n’est pas un humanisme, ces deux termes sont même antinomiques, puisque le premier est un nihilisme, alors que le second est un moralisme. L’athéisme détruit et exclu l’humanisme. Alors que l’athéisme est une position valide, puisque harmonieuse en chacune de ses parties, la position humaniste ajoute à l’athéisme des hypothèses propres au théisme, sans pour autant reconnaître leurs axiomes intrinsèques : l’existence de Dieu.

 

Le christianisme n’est pas épargné par l’incohérence, non pas en soi, mais par ceux qui soutiennent sa vérité. Il est fort étonnant de constater le nombre de chrétien qui considèrent leur croyance et leur foi comme une vérité invalide ou plutôt incommensurable à la raison. Ayant mal lu leur Bible, l’arrachant à son contexte, violant son sens et martyrisant la parole, ils ont fini par blasphémer la grandeur de Dieu. Ce Dieu qui est la raison elle-même et qui par sa raison à créer le monde, le discours d’élihou dans le livre de Job insiste suffisamment dessus, n’a absolument rien d’irréductible à la raison. Il est la raison elle-même. Le premier chapitre de l’évangile de Jean dans sa version originale grecque n’est pas moins explicite : « E n a r c h h n o l o g o V  », qui le plus souvent est traduit par Au commencement était la Parole, signifie également : Le principe (ou la structure) était la Raison, l’hébreu n’ouvre pas moins à l’équivocité, puisque le mot davar n’est pas seulement la parole, mais aussi la chose, c’est-à-dire l’Être. Jean 1.1 serai donc mieux interprété par une éloge de la Raison qui est l’Être suprême, commencement de tout et sans quoi rien ne serait.

 

De là, certains athées asystématiques reprochent aux chrétiens asystématiques d’être justement... asystématique et incohérent, en bref, de prôner un irrationalisme grotesque. Dans les deux cas, l’histoire de la pensée et de la philosophie chrétienne est très loin, aussi bien en ce qui concerne Hobbes que Leibniz, des fondateurs chrétiens du rationalisme moderne. Les athées reprochent aux chrétiens d’être irrationnels, en prônant des valeurs issues de la scholastique chrétienne, et les chrétiens reprochent aux athées d’être rationalistes alors que leur Dieu est le seul dieu de toutes les religions du monde qui soit un dieu de raison, qui soit la Raison et l’ordre incarnés.

 

L’incompréhension quasi-générale qui règne entre les deux partis est lié à l’incompréhension de leurs propres positions respectives. La faute de cette incompréhension incombe tant aux athées asystématiques qu’aux chrétiens également asystématiques. Les athées asystématiques prônant des théories invalides de fait, ne comprennent pas non seulement leur propre position qu’ils mélangent avec des hypothèses produits purs du christianisme, mais la thèse chrétienne elle-même. Les chrétiens asystématiques en reniant la raison renient leur propre Dieu. Ils affirment en effet que les mystères doivent subsister, en oubliant la parole du sage Jésus : « A vous le mystère du règne de Dieu est donné mais, pour ceux du dehors, tout devient énigme afin que, tout en regardant, ils ne voient pas et que, tout en entendant, ils ne comprennent pas, de peur qu’ils ne se convertissent et qu’il leur soit pardonné » (Marc 4.11-12). Si un chrétien pense que le mystère doit subsister... c’est tout simplement parce qu’il est condamné... Ces mêmes chrétiens affirment alors que c’est le Saint Esprit qui les guident et résout les mystères de la Bible et non pas la raison (sans vraiment saisir ce qu‘ils entendent par là). Le rôle se résume alors à lancer des versets aux athées, pensant que ces derniers sous le charme littéraire de la Parole et sous l’action du Saint Esprit seront également convertit, pour ceux qui doivent l‘être.

 

Mais qu’est-ce que la Bible pour un athée ? Une fable, une mythologie, rien de plus. Le paradis est comme Alice aux Pays des Merveilles. La pomme est à Ève comme elle est à Blanche Neige. L’oppression du peuple juif est l’exploitation de Cendrillon par ses sœurs. Dieu le Père qui offre la vie éternelle est le Père Noël qui offre vos cadeaux à noël. En effet, pour les deux le croyant fait une demande et pour les deux, le Père répond... mais on ne le voit pas déposer le cadeaux. Jésus et les apôtres est comme Blanche Neige et les sept nains. La résurrection de Jésus est comme le baiser qui réveille la Belle aux Bois Dormants. La brebis perdue, est comme le Petit Poucet perdu dans la forêt. Les miracles de la guérison par l’imposition des mains sont comme E.T. posant son doigt lumineux sur la blessure du terrien. Tous cela n’est que fiction pour l’athée, alors imaginez-le avec quelqu’un en fasse de lui qui lui dit qu’il est pêcheur comme la Bête, mais que Dieu l’aime comme la Belle, qu’il est imparfait comme Quasimodo, mais que le Père noël lui offrira la Vie s’il y croit, la force sera alors avec lui, comme pour le Jedi... Et s’il y croit pas, c’est bien entendu parce que la mauvaise fée lui a jeté un sort... La Bible est une fable amusante pour l’athée, mais qui ne l’intéresse pas. Entendre un chrétien s’appuyer sur des fables est donc une perte de temps. Les fables n’ont aucune valeur de vérité, elle ne sont là que pour la chute, la morale.

 

Ce que ne comprend visiblement pas le chrétien asystématique, c’est que pour parler à un interlocuteur, il faut parler dans sa langue. Un chinois ne peut comprendre un anglais qui lui parle, même s’il met toute sa bonne volonté supplée par la force de Dieu. Pour que l’athée puisse adopter la position du chrétien, ou pour que le chinois puisse être en accord avec l’anglais, cela suppose une condition préalable et nécessaire : ils doivent se comprendre. Certes, il reste la possibilité d’utiliser la pression, et beaucoup de chrétiens asystématiques l’utilise sous ce genre de parole : « Si tu ne crois pas, tu mourras en enfer ». Cela peut avoir son effet sur des personnes faible, on ne peut le démentir. Mais est-ce encore une véritable croyance en Dieu par un amour sincère, ou par crainte et ignorance de ce qu’est vraiment Dieu ? Il n’est certain que lorsque l’anglais s’énerve et menace de mort le pauvre chinois, celui-ci le comprenne pour autant. La crainte n’est plus vraiment celle de Dieu, mais celle de l’anglais énervé. Imaginez-vous en face d’un officier nazi qui vous hurle dans allemand crochu de vous mettre à genou et de dire « Hail Hitler ! », alors que vous ne saisissez pas un mot à cette langue sinon le fameux salut pour le chef du IIIème Reich. Que ferez-vous ? Lorsque vous vous mettrez à genou, aurez-vous crainte d’Hitler, cet homme tremblant ayant perdu beaucoup de ses facultés mentales et résidant bien loin de chez vous, ou bien de l’officier qui pointe son canon sur votre tempe ? Un faible, qui plus est paranoïaque, se prosterna et se convaincra du bien fondé d’un honneur rendu à Hitler, de peur qu’un autre officier l’écoute ou le suive pour s’assurer de sa sincérité. Ne croyez surtout pas que l’allégorie du Nazi soit totalement déplacée, et elle est moins dure encore que l’évangélisation forcée par la colonisation espagnole en Amérique. C’est une réalité qui subsiste pour des personnes instables conceptuellement face à des chrétiens les harcelant de versets et de menace de voir une vie après la mort se prolonger dans les flammes de l‘enfer. Non seulement le convertis ne comprend pas le message fondamental de la Bible, mais le chrétien qui évangélise n’a lui-même pas compris, ce qui est nettement plus grave.

 

La compréhension de la Bible est donc fondamentale à la fois pour celui qui veut transmettre son message, que pour celui qui est confronté à son message. Pour cela, il faut parler la langue de son interlocuteur, et le plus souvent, l’athée pense parler rationnellement. Un bon évangéliste est donc celui qui laisse sa Bible chez lui. L’inverse est dommageable, si l’évangéliste prend sa Bible face à un rationaliste, il renforce nécessairement sa foi en l’athéisme. Le résistant est d’autant plus convaincu de sa position lorsqu’un officier nazi lui demande de saluer Hitler. Si cette métaphore est utilisée, c’est non pas parce que le chrétien est effectivement un hitlérien, mais parce que c’est la manière dont l’athée le voit. Un chrétien qui comprend qu’il ne doit pas agir en fonction de ce qu’il croit, mais en en fonction de ce que son interlocuteur croit a déjà gagné la première manche. L’athée ne croit qu’en la raison, elle est donc le seul instrument que peut utiliser le chrétien en face de lui. La prière et le jeune ne sont pas exclus bien entendu, mais cela doit se faire à l’écart, en privé, jamais en face d’un athée.

 

C’est là que le Saint Esprit peut enfin devenir efficace, lorsque son instrument - l’évangéliste - est lui même efficace. Il n’y a aucun incompatibilité entre Saint Esprit et rationalité. L’Ancien Testament insiste suffisamment sur le fait que toute sagesse vient exclusivement de Dieu (Proverbes 2.6, Job 38.36, 1Rois 3.28), Dieu restant toujours maître de son esprit qu’il met dans les cœurs, c’est-à-dire qu’il donne comme il peut retirer (Néhémie 9.20, Daniel 5.14, Job 39.17). Le chrétien qui ne sait pas lire sa Bible se trompera encore une fois sur les termes « cœur » et « sagesse » : le cœur n’est rien d’autre que le cerveau, c’est-à-dire le lieu de toutes les facultés cognitives et intellectuelles (Deutéronome 8.5, Isaïe 6.10, Proverbes 15.14, Osée 7.11, Quohéleth 10.3); c’est d’ailleurs une croyance commune dans l’antiquité : Aristote pensait que c’est avec le cœur que l’on réfléchit, le cerveau ne servant qu’à refroidir le corps. La sagesse n’est pas non plus seulement l’art de la réflexion, c’est aussi et surtout l’art de vivre, de juger et l’artisanat. La sagesse dans l’Ancien Testament est présente dans des domaines très variés. La sagesse des hommes, même si elle est donnée par Dieu, puisque toute sagesse est donnée par Dieu, est une sagesse qui ne craint plus Dieu. C’est une sagesse qui est devenue folie. En d’autres termes, pour simplifier les propos bibliques : la raison c’est l’esprit de Dieu placé dans le cerveau des personnes. Cette raison n’est pas seulement l’intelligence au sens moderne, c’est aussi toute forme de savoir-faire et de savoir-vivre. La sagesse est neutre, elle n’est pas en elle-même crainte de Dieu, mais elle peut la suivre. L’athée intellectuel à aussi la sagesse de l’Esprit de Dieu mais il est fou parce qu’il en craint pas Dieu. Sagesse et folie ne sont pas antinomiques, comme le montre bien l’ensemble des propos de Jésus et de Paul dans le Nouveau Testament. La raison est donc neutre en soi, il n’y a rien qui soit contradictoire avec la Biblique et l’évangélisation.

 

Certains ont mal le Nouveau Testament et ses propos sur les philosophes et les sages. Le sens du terme philosophe à beaucoup évolué, aujourd’hui, il n’existe plus de philosophe et à vrai dire, les philosophes ont disparus vers le début du Moyen-Age. Le philosophe est une sorte de sage qui développe lui-même son art de vivre, à l‘image des cyniques, des stoïciens ou des épicuriens. Aujourd’hui même si l’on utilise toujours le terme de philosophie, il n’a plus le même sens, ce qui autrefois était un sage d’une secte est devenu aujourd’hui une sorte de logicien, mathématicien de la raison et de la logique. Dieu étant l’incarnation de la Raison, la philosophie est aujourd’hui plus proche de l’étude de la nature de Dieu que bien des théologies qui étudient plutôt l‘histoire et les actes de Dieu.

 

Cependant, même si la sagesse est donnée par Dieu, elle ne garde pas d’une possible erreur. Les Actes des Apôtres le confirme à de nombreuses reprises, car la volonté d‘en faire plus que ce que Dieu demande conduit à la désobéissance. La personne qui veut évangéliser, sachant discerner quand est-ce qu’il faut parler avec raison, et quand est-ce qu’il faut se montrer pédagogue et dogmatique pour amener autrui à accepter une possible conversion que Dieu réalisera, sera l’instrument idéale au service de Dieu. Il s’agit bien d’être instrument de Dieu, c’est-à-dire esclave de Dieu, et non un allié de Dieu qui traiterai à égalité avec lui, erreur qu’on commis les sagesse de l’Ancien Testament et que condamnent les prophéties tardives.

 

Que le Seigneur vous guide dans la sagesse et la raison, qu’il fasse de vous d’excellents disciples et des observateurs de la foi. Amen !

Par MASSON Alexis - Publié dans : Théologie
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Mardi 16 mai 2006
Un croyant ayant la foi est celui qui pourrait dire : je suis plus certain de l'existence de Dieu que de la mienne propre.


A propos des certitudes concernant Dieu durant la philosophie médiévale, révoquées pour la première fois en doute par Descartes.


Le Nouveau Cours de Philosophie, Christian Godin, édition du temps 2004.
Chapitre "La conscience", Page 84, note 16.

Par MASSON Alexis - Publié dans : Philosophie
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