Samedi 6 décembre 2008
Il est un mensonge qui persiste dans la théologie chrétienne. C'est le péché originel, qui aurait rendu la nature humaine pécheresse. On se demande comment un caractère acquis devient-il soudainement inné... Et surtout, d'ou peut-donc bien venir une telle affirmation, puisqu'il n'y a aucune trace biblique. La nature humaine a été déterminée par la création, or l'homme n'est pas pécheur par nature. Adam aurait pu ne pas pécher.  En revanche, le péché s'hérite comme l'on hérite du patrimoine parental. Il est bien évident quand dans une atmosphère ou le péché règne, l'homme ne peut que capituler, malgré son libre-arbitre, devant le péché. De même, un enfant dans une société d'agriculteur deviendra agriculte, non en raison de sa nature, mais de sa détermination contextuelle.

A cause de cette infame doctrine, nous en sommes venu à un grand problème. Jésus était-il pécheur? Si le péché originel est véritable, alors oui, nécessairement, pusiqu'il prend chair en Marie ! Alors l'idée c'était de dire que Marie est née sans péché... on se demande comment une telle exception est possible, et pourquoi elle n'a pas été attribuée à Christ plutôt qu'à Marie. Devant tant de contradictions, il faut évidement faire table rase. Christ est né avec la même nature humaine que tout homme. Seulement, il aussi Dieu, et c'est en cela qu'il ne pécha point. C'est aussi en participant de Dieu que l'homme peut ne plus pécher.

J'ajoute qu'il en va de même pour toute chose. Dont la mort. L'homme n'est pas mortel par nature, mais la mort est quelque chose que surajouté en l'homme.
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Nous ajoutons un argument contre le péché originel : le déluge. En effet, Dieu souhaitait détruire la terre, afin de revenir sur des bases saine. Or, il choisit Noé, un homme, certes juste, mais un homme quand même. Si la nature humaine est pécheresse, alors le projet de Dieu était, autant le dire, complètement vain. Comment tout refonder en partant sur des bases mauvaises? Il fallait donc que Noé soit un homme non pécheur, peut-être exceptionnel, certainement, mais de nature non pécheresse en tout cas!
Par MASSON Alexis - Publié dans : Théologie
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Commentaires

Salut ! Je viens de recevoir ton e-mail pour cet article je réagis donc pour que tu sois plus explicite !

Je comprends la notion de péché comme un moyen abominable (désordre en hébreu) que ce soit en acte ou en pensé qui introduit ou fait pénétrer la mort dans l'existence. Ainsi l'homme ne serait pas pêcheur  par nature mais aurait choisit le suicide en mangeant du fruit mortel déconseillé par Dieu dans genèse 2v17.

Une question demeure, si le péché s'hérite comme tu le dis pourquoi Jésus n'aurait-il pas hérité du péché de David roi d'Israel son ancêtre ?

Le péché serait-il dissimulé, enfoui dans le chromosome sexuel Y au sens il proviendrait du mâle ? Je dis cela parce qu'il est supposé que Marie n'a point connu d'homme pour mettre au monde Jésus.
Comment donc Jésus a-t-il peut être un être humain de sexe masculin ?
Quel est le Patrimoine Parental de Jésus qui fait de lui un Etre si exceptionnel, mâle et sans péché ?
Commentaire n°1 posté par Mike le 07/12/2008 à 05h44
Comment Jésus est-il parvenu à s'extirper du péché, sachant que celui-ci est un statu acquis par naissance? Telle est la question.

Nous avons rappellé que pour un caractère acquis, il n'en va pas de même que pour un caractère inné. Les caractères innés ne change pas et n'évoluent pas. C'est la "base fondamentale" sur quoi vient s'ajouter toute variation. Ainsi, nous avons dit que Adam n'était pas naturellement pécheur, mais que ce fut un caractère auquel il a participé de manière acquise, faisant hérité ses descendants, comme l'on hérite d'un patrimoine. La question est alors, comment Jésus est-il parvenu à ne pas hériter de ce patrimoine?

Nous avons dit que l'acquis n'est pas comme l'inné. L'inné est invariant. Au contraire, l'acquis peut l'être. Par exemple, la fortune ou la pauvreté s'héritent, et peuvent varié au cours d'une génération, en s'emplifiant, ou en s'appauvrissant, etc. Les fils, selon leur libre-arbitre, ne choisissent pas nécessairement la même voix que les pères (ne serais-ce que par rebellion, ou souci de mieux faire). Ainsi en est-il du péché. Israël a connu des génération particulièrement pécheresse, et d'autre beaucoup plus proche de Dieu.

Car le péché se détermine selon la proximité à la volonté de Dieu. Adam a péché, parce qu'il a contredit la volonté de Dieu, il a décidé de s'en écarter. S'il a décider de s'en écarter, c'est autant de chemin que les fils devaient faire à rebours pour revenir à Dieu. Or il est un fait que descendre est plus simple que de monter une montagne, et s'écarter de Dieu est analogique au fait de descendre. Il est beaucoup plus difficile de remonter. Mais ce n'est pas par nature que nous sommes en haut ou en bas de la montagne.

Si donc, de génération en génération, les hommes préfèrent descendre, il arrive un moment où il n'est absolument plus possible pour un homme de réparer les fautes de ses pères. Une vie d'homme ne suffirait plus pour remonter un pente, que ses pères ont descendu si bas. Il est vrai qu'il peut monter assez haut, mais le point de départ fut si bas qu'il n'arrivera jamais au sommet.

Il fallait donc un homme qui ne soit pas un simple haut, mais un nouvel adam, c'est-à-dire quelqu'un qui hérite non pas de Marie seulement, dont il a hérité seulement la nature humaine (non pécheresse en soi), mais qu'il hérite de Dieu lui-même, par une nature elle-même divine. Ainsi, Christ, vrai-homme, vrai-dieu, était un nouvel Adam, mais plus fort que l'Adam homme. Car Christ est né, avant que tous soient nés, il était déjà Dieu, au sommet de la montagne. Christ a vu la richesse en tant que personnalité divine. Mais ensuite, afin de sauver les hommes, il est venu parmi eux, il est descendu de la montagne pour prendre chair et être parmi les hommes. Il était le seul à pouvoir accomplir le chemin inverse des hommes, parce qu'il était Dieu. Mais à la différence des hommes qui furent descendu, et qui étaient pécheurs parce qu'ils étaient écartés de Dieu, Christ était Dieu lui-même et c'est pourquoi il n'était pas pécheur, tout en étant descendu. Il s'était dépouillé de sa forme de Dieu, des richesses auquel il aurait du profiter, mais bien qu'il était Dieu, il est descendu pour les hommes, afin qu'ils puissent revenir par la force christique même au sommet de la montagne.

Ainsi donc, lorsque tu demande : "Une question demeure, si le péché s'hérite comme tu le dis pourquoi Jésus n'aurait-il pas hérité du péché de David roi d'Israel son ancêtre ? Le péché serait-il dissimulé, enfoui dans le chromosome sexuel Y au sens il proviendrait du mâle ? Je dis cela parce qu'il est supposé que Marie n'a point connu d'homme pour mettre au monde Jésus. Comment donc Jésus a-t-il peut être un être humain de sexe masculin ? Quel est le Patrimoine Parental de Jésus qui fait de lui un Etre si exceptionnel, mâle et sans péché " C'est bien entendu attendre la réponse que voici : cela ne fut possible que parce que Christ était Dieu, et non seulement un homme, mais en réalité Dieu devenu homme. Christ prééxistait à son incarnation. Sans cela, Christ aurait été pécheur, comme tout homme.

Christ ramène tout ceux qui l'acceptent, tous les hommes qui le veulent bien, au sommet de la montagne. C'est pourquoi je dis encore qu'il est possible à l'homme - en Christ - de ne plus pécher. Parce que justement, il n'est pas dans la nature de l'homme de pécher. Mais si cela fut le cas, même à Dieu il serai impossible de faire de l'homme un non-pécheur, sans quoi il détruirait la nature humaine.

Pour aller plus loin, l'incarnation de Christ est la preuve que l'homme n'est pas pécheur par nature, sans quoi Christ serai devenu pécheur en s'incarnant.
Commentaire n°2 posté par Masson Alexis le 07/12/2008 à 11h05
Jésus en s'incarnant serait alors l'expression visible de la véritable essence de l'homme un être séparé du péché au sens proche du Père, juste et vrai dans son agir.

La vie de Christ serait une lumière une révélation sur la véritable nature humaine qui ne serait pas voué au péché. Ainsi le mensonge du péché originel serait de dire que l'être humain est  nature pécheresse.

Christ par son Exemple serait la Vérité incarné dans le sens où il signifie la véritable essence humaine et propose à qui veut être un homme Véritable et Libre de l'imiter Lui qui n'imite ni les animaux parce qu'il n'est pas une bête sauvage ni le robot car il n'a pas un coeur de fer, mais imite plutôt celui qui l'a fait à son image et qui lui ressemble parfait modèle inchangeant garant de son Identité humaine Dieu le Père !

Reste d'autres questions !

Il y avait-il une nécessité à ce que Jésus soit masculin ?
Sa masculinité est-elle aussi le signe du Père ?

Il y avait-il une nécessité à ce que Le Père et habite en Jésus ?

Pour ceux que ça choque je tiens à faire remarquer  que je peux avoir en moi des choses tel que des globules blancs ou des organes sans pour autant les ressentir constatement, de même l'humanité à l'image de Jésus pourrait avoir en son corps le Père sans pour autant en avoir le ressenti nécessairement !
Commentaire n°3 posté par Mike le 08/12/2008 à 10h42
Commençons par définir le péché originel : c'est l'état de privation de sainteté et de justice originelles dans lequel naissent tous les hommes. C'est un péché que nous avons "contracté" et non un péché que l'on "commet". Cette grâce a été perdue immédiatement par Adam et Eve (donc non, ce n'est pas attaché à la masculinité). L'Eglise elle même reconnaît que cette transmission reste un mystère que nous ne pouvons saisir pleinement. (cf le catéchisme de l'Eglise catholique) Mais pourquoi ne pas tenter l'analogie avec une maladie génétique ? Celle-ci peut se développer accidentellement, par une mutation malheureuse et fortuite, puis se transmettre tout de même. Par une action extérieure, celle de Dieu en l'espèce (il chasse l'Homme de l'Eden), et puisque Dieu est tout puissant, pourquoi un acte ne provoquerait-il pas des conséquences dans la nature humaine, conséquences voulues (ou du moins permises) par ce qui serait, rappelons le, son créateur?

Tenter d'expliquer la religion et omettre la toute puissance de Dieu me semble être une erreur...
Commentaire n°4 posté par Guillaume le 26/03/2009 à 11h59

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